Réforme du Code du Travail : Une brèche dans les ordonnances

Le gouvernement a-t-il cédé face à la pression des routiers? Le secteur des transports a réussi à sortir du cadre des ordonnances pour se tailler un accord sur mesure qui préserve les conditions de rémunération.

FRANCE 3

Ces derniers jours, Vincent Emproux était particulièrement inquiet pour son avenir. À 27 ans, il craignait de perdre ses primes à cause des ordonnances. "Je suis jeune, je viens d'acheter une maison, donc si on m'enlève 30% de mon salaire, c'est difficile d'assumer le crédit." Avec les ordonnances, les primes, le 13e mois, et les frais de déplacement auraient pu être négociés dans les entreprises, parfois sans syndicat. Finalement, ces rémunérations seront considérées comme une part du salaire minimum, négocié par la branche des transporteurs.

"On arrive à imposer un rapport de force favorable aux salariés"

Alors cet accord signé hier par l'ensemble des syndicats patronaux et salariés est-il un coup de canif dans les ordonnances du gouvernement. Pour la CGT, c'est clair : cela doit créer un précédent : "Lorsqu'il y a une unité syndicale large, on arrive à imposer un rapport de force favorable aux salariés", explique Fabrice Angei, de la CGT. Hors caméra, le Medef dit suivre avec une certaine inquiétude les conséquences de cet accord sur l'application des ordonnances.

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Emmanuel Macron signe les ordonnances modifiant le Code du travail, vendredi 22 septembre 2017 au palais de l'Elysée.  (PHILIPPE WOJAZER / AP / SIPA)