Les ordonnances sur le droit du travail ont un an : "Culturellement, les choses ont beaucoup changé", se félicite la CPME

François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) assure sur franceinfo qu'avant les ordonnances réformant le droit du travail, "on avait du mal à y voir clair".

François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), lundi 27 novembre sur franceinfo.
François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), lundi 27 novembre sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Les ordonnances ont immédiatement changé les choses, en particulier sur la sécurisation de la rupture du contrat de travail", se félicite ce dimanche sur franceinfo François Asselin, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), un an après la signature des cinq ordonnances réformant le droit du travail le 22 septembre 2017.

"La relation sociale s'était judiciarisée"

"Avant ces ordonnances, depuis des années, la relation sociale s'était judiciarisée, parfois financiarisée, explique François Asselin. On avait du mal à y voir clair. Culturellement, les choses ont beaucoup changé depuis : la chute drastique des contentieux prud'homaux le montre." Selon les chiffres publiés le 10 septembre dernier par le ministère du Travail, il y a effectivement eu 15% de litiges en moins devant les conseils des prud'hommes en 2017 par rapport à 2016. A ceux qui s'en inquiètent, François Asselin répond qu'"il vaut mieux se mettre d'accord rapidement plutôt que de s'engager dans des procédures longues et fastidieuses, qui parfois menaient à la faillite certaines entreprises".

En revanche, "il faudra du temps" encore pour que les ordonnances réformant le droit du travail aient un impact sur les accords d'entreprises possibles dans les petites entreprises, de moins de 50 salariés, sans présence syndicale. "Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir, signer un accord dans une entreprise, ce n'est pas une chose facile culturellement" explique François Asselin.