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Pourquoi un service civique ?

Daphné Gastaldi nous explique ses motivations et son choix pour le service civique.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.

Peux-tu nous expliquer le service civique ? 

Le service civique, je l'ai vécu comme un engagement citoyen. Il faut savoir que ce n'est pas un petit boulot ni un stage. Tous les jeunes de 16 à 25 ans sont concernés par ce dispositif  et peu importe leur niveau de qualification ou la formation antérieure. Les responsabilités au sein de l'organisme d'accueil sont importantes et il faut être prêt à s'impliquer au maximum dans l'association. Etre volontaire civique, c'est s'engager dans une mission,  respecter des objectifs et apprendre à travailler en équipe. Si cette expérience est bien mise à profit, c'est aussi un véritable tremplin professionnel.  

A quel moment as- tu envisagé le service civique ?

Lorsque j'ai fini mes études de journalisme, j'avais besoin de compléter ma formation tout en étant journaliste pigiste. Le service civique constitue à mon sens la transition idéale pour passer avec confiance de l'université à son premier emploi. C'est lorsque j'étais bénévole au sein de médias étudiants que j'ai connu le dispositif du Service Civique. Par la suite, j'ai postulé comme pour un emploi et ma candidature a été retenue, notamment grâce à mon engagement au sein d'associations.  

Pourrais-tu nous décrire ton quotidien et tes missions au sein de TéléSorbonne ?

TéléSorbonne a pour but de mieux faire circuler l'information étudiante, notamment au sein des universités. Si ma mission était bien précisée, à savoir l'encadrement des bénévoles, en réalité mes responsabilités étaient diverses. J'encadrais les stagiaires et les bénévoles, je les aidais à tourner des reportages, à faire du montage et à diffuser leurs vidéos. Je devais parfois filmer des événements importants. J'aidais le pôle Actualités et l'émission culturelle Art'n Go à respecter une certaine ligne éditoriale. Entre les recherche de partenariats,  les réunions, la veille d'information, les tournages d'émission, les montages vidéos et la gestion du site internet et de la communication, on peut dire que j'avais un rôle complet. J'ai pu travailler sur des projets de A à Z. 

Ton service civique était-il très prenant ?

Je me suis beaucoup investie parce que la dynamique de l'association me plaisait. Selon les contrats,  le service civique ne doit pas dépasser 24h en moyenne  par semaine pour une indemnisation d'environ 540 euros par mois (pour plus d'informations, consultez le site du service civique, NDLR). J'ai aussi mieux compris les rouages d'une association et cela m'a motivée à créer la mienne. Avec Leila Beratto, nous avons créé l'association "Journalistes Nomades". Le but de cette association est de réaliser des webdocumentaires sur les jeunes, à l'encontre des stéréotypes que l'on peut avoir. Grâce à ce projet, j'ai pu partir en reportage et gérer des partenariats et des expositions au Bénin et au Togo. Tout cela en parallèle de mon service civique. En étant très organisée, j'ai pu faire des expositions et des débats en Ile-de-France, à Grenoble, à Antibes, ou encore à Cotonou au Bénin. C'était une chance incroyable  de pouvoir s'investir à la fois dans un projet citoyen et de monter un projet personnel.  

Quels sont les avantages et inconvénients d'un service civique ?

Le milieu associatif permet de côtoyer des personnes d'horizons divers. J'ai aussi commencé à travailler mon  réseau et à rebondir sur des opportunités d'emploi. De plus, le service civique donne un vrai rythme quotidien. Se lever tous les matins pour travailler me rendait dynamique et j'étais plus capable à trouver un emploi. Pour mon CV, cette expérience est un véritable "plus". Les employeurs sont intrigués par ce travail et apprécient cet engagement. Cela témoignait de ma capacité à m'impliquer sur du long terme avec une équipe. Même si le volontariat est un statut très particulier,  cela permet d'appréhender davantage les réalités du monde du travail.  

Qu'as-tu appris grâce au service civique ?

J'ai appris à assumer des responsabilités. Encadrer des bénévole, les former, être à l'initiative et participer au développement de projets d'émissions m'a énormément responsabilisée. C'est un bon test pour se rendre compte de nos capacités et de nos envies professionnelles futures. En travaillant un an pour une webtélé, je me suis aussi rendue compte que je préférais la radio. D'ailleurs, je suis actuellement pigiste pour Radio France International et je souhaiterais continuer dans cette voie. Enfin, faire un service civique m'a donné envie de m'investir davantage dans le secteur associatif.  

Aujourd'hui quels sont tes projets ?

Aujourd'hui, je suis journaliste à plein temps. Grâce à mon service civique et mon expérience en tant que journaliste, je vais travailler comme reporter dans une radio associative en Nouvelle Calédonie.  Je continue à gérer mon association "Journalistes Nomades". Après une série de reportages sur les jeunes au Bénin, nous avons poursuivi le projet au Togo. Notre plateforme webdocumentaire avec toutes nos vidéos et celles d'autres "journalistes nomades" seront diffusées dès le mois de décembre 2011*. A  terme, nous souhaitons développer l'association, et qui sait, un jour recruter un jeune en service civique.

Conseilles-tu cette expérience ?

Oui, je recommande vivement cette expérience. Lorsqu'on est jeune et pas forcément prêt à entrer dans le monde professionnel, le service civique est une bonne alternative et une expérience valorisante sur un CV. Si vous avez une hésitation sur votre parcours professionnel, vos études ou si vous avez raté le coche pour intégrer une école, pensez à ce dispositif pour rester dans le rythme et continuer votre formation sans perdre de temps ! C'est vraiment un tremplin qui permet de s'insérer professionnellement tout en s'engageant pour une cause citoyenne.  

Rédigé par Margot BergPublié le 04/06/2012

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