Le secrétaire général de FO répond à Edouard Philippe : "Tous les fonctionnaires sont sur le terrain"

Le Premier ministre a réaffirmé mardi sa volonté de "remettre du service public, et donc des fonctionnaires sur le terrain".

Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, mercredi 10 avril 2019 sur franceinfo.
Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, mercredi 10 avril 2019 sur franceinfo. (FRANCEINFO)

"Tous les fonctionnaires sont sur le terrain", a réagi Yves Veyrier, le numéro un de Force ouvrière (FO), mercredi 10 avril sur franceinfo, après les propos du Premier ministre la veille devant les députés. Edouard Philippe a affirmé la volonté de l'État de "remettre du service public, et donc remettre des fonctionnaires sur le terrain", en réponse aux demandes exprimées dans le grand débat.

"Il y a effectivement une administration centrale, qui a la charge d'animer l'ensemble des services, de travailler sur des rapports, des études, des statistiques", a expliqué Yves Veyrier, assurant cependant qu'"il y a des fonctionnaires, dans les services déconcentrés, plus directement au contact des usagers". "Et la grosse inquiétude, c'est que depuis de nombreuses années, on a fermé beaucoup de postes de ces agents de fonction publique locale", a-t-il ajouté.

Un "besoin du contact direct" 

Pour le leader de FO, les déclarations d'Edouard Philippe sont contradictoires : "Dans le cadre de la restitution du grand débat, le Premier ministre a mis l'accent sur la baisse des impôts en la liant à la réduction de la dépense publique (…) Mais la dépense publique, ce sont justement les emplois de fonctionnaires", a-t-il souligné. Or, "les usagers, les citoyens, notamment dans les départements où il y a de moins en moins d'emplois et de plus en plus de difficultés, ont besoin du contact direct avec les agents de la fonction publique", a poursuivi Yves Veyrier.

"La dépense publique, c'est la fonction publique, c'est le service public. Je l'ai d'ailleurs souvent dit : il faudrait bannir ce terme de dépense, car c'est l'investissement de la nation pour l'égalité, pour la solidarité", a-t-il conclu.