Volailler Doux : qui est le possible repreneur ukrainien ?

Le volailler Doux, au bord de la faillite, pourrait être racheté par le géant ukrainien MHP. S'agit-il d'un groupe crédible et solide ? Les journalistes de France 2 ont mené l'enquête.

FRANCE 2

Il faut rouler plusieurs heures dans la campagne ukrainienne pour les apercevoir. Des kilomètres de fermes alignées les unes après les autres. Elles appartiennent toutes au même groupe producteur de volaille : MHP. L'entreprise affiche sa marque partout, des murs du village au drapeau à l'entrée. Exceptionnellement, le responsable technique accepte de nous répondre, mais impossible d'aller plus loin que ces grilles. "Nous sommes sur l'un de nos sites de production de volailles, explique Sergey Filatov, responsable technique de la ferme MHP Starinskaya. Il y en a un comme celui-ci tous les deux kilomètres environ. Au total, dans nos 27 bâtiments, il y a 4 millions de poulets, et nous produisons 370 millions d'oeufs par an."

1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires

Ici, tout appartient au groupe ukrainien : matériel, entrepôts, et même les champs. "On a un modèle économique vertical : on a nos propres terres, notre alimentation pour nourrir nos animaux, nous ne sommes dépendants de personne, c'est ça qui fait notre succès", fait valoir Sergey Filatov. Car l'entreprise affiche des résultats records : 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 27 000 employés. En 20 ans, la firme est devenue le leader du poulet ukrainien. Si le groupe ukrainien a prévu d'investir 150 millions d'euros pour transformer l'entreprise Doux, il pourrait aussi choisir de délocaliser une partie de la production en Ukraine pour faire baisser ses coûts. C'est la principale crainte des salariés.

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Le siège du groupe volailler Doux, à Châteaulin (Finistère), le 10 juillet 2008
Le siège du groupe volailler Doux, à Châteaulin (Finistère), le 10 juillet 2008 (FRED TANNEAU / AFP)