La CGT et des salariés lancent le site stoplicenciement.fr pour recenser les plans sociaux

"Il s'agit d'aider les salariés concernés à se rassembler et à se fédérer", a expliqué Dorian Vallois, représentant syndical CGT de Cargill Haubourdin (Nord).

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L'usine Cargill d'Haubourdin (Nord), le 28 août 2020. (QUENTIN SAISON / HANS LUCAS / AFP)

Des salariés et la CGT de Cargill Haubourdin (Nord) ainsi que de plusieurs autres régions ont lancé officiellement le site internet stoplicenciement.fr, lundi 28 septembre, afin de recenser les plans sociaux sur tout le territoire et d'aider les salariés concernés à se fédérer pour défendre leurs droits.

"Cette initiative est partie de la base et de Cargill Haubourdin avec plusieurs syndicats CGT d'autres régions (Pays-de-Loire, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées...) pour stopper la casse sociale en France", a expliqué Dorian Vallois, délégué syndical CGT de Cargill Haubourdin, où un PSE pourrait conduire à 186 licenciements sur 300 personnes employées au total par le géant américain du négoce et de la transformation des matières premières agricoles.

Nous avons de très grosses craintes pour notre avenir et celui des futures générations. Il s'agit d'aider les salariés concernés à se rassembler et à se fédérer.

Dorian Vallois, délégué syndical CGT de Cargill Haubourdin

lors d'une visioconférence

Outre une carte recensant les plans sociaux (112 comptabilisés à ce jour, parmi lesquels Auchan, Courtepaille, Luxfer, GE, Michelin, Bosch...), le site invite salariés et syndicats concernés localement à s'inscrire dans une base de données qui permet de les mettre en lien et de les rassembler pour "organiser des initiatives collectives", poursuit Dorian Vallois. Le site présente également un "projet de loi" qui obligerait notamment les employeurs à justifier le motif réel des licenciements économiques.

Capture d'un détail de la carte des plans sociaux recensés par la CGT sur le site stoplicenciement.fr. (CGT)

Le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) a atteint 394 depuis mars, contre 249 sur la même période l'an dernier, selon les dernières statistiques du ministère du Travail. Dans le cadre de ces PSE initiés du 1er mars au 13 septembre, près de 57 000 ruptures de contrats de travail sont envisagées au total.

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