La Banque de France prévoit de supprimer 600 emplois d'ici 2024

L'intesyndicale dénonce "une gestion 'dogmatique' des effectifs" au moment où l'institution monétaire se retrouve sollicitée de manière inédite en raison de la crise économique.

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France Télévisions
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Le fronton de la banque de France, le 2 mars 2021, à Paris. (HUGO PASSARELLO LUNA / HANS LUCAS / AFP)

La Banque de France a prévu de supprimer 600 postes d'ici 2024, soit plus de 5% des effectifs, ont annoncé les syndicats vendredi 19 mars. Ces derniers dénoncent "une gestion 'dogmatique' des effectifs, sans recul sur le bien-fondé des suppressions ni de leurs conséquences".

L'institution monétaire avait déjà présenté le 20 janvier un plan de fermeture de 14 caisses de tri sur 37, entraînant la suppression de 131 emplois, sans départ contraint, sur les 9 535 postes équivalent temps plein (ETP) que comptait la Banque de France fin 2020. "Ce plan intervient alors que l'institution est sollicitée de façon inédite par la sévérité de la crise et la hausse du chômage", a dénoncé dans un communiqué l'intersyndicale composée de FO, la CFE-CGC, la CGT et le SNA.

Une très forte activité avec la crise

"La BdF doit faire face à une augmentation sans précédent de ses activités du fait de la sévérité de la crise", poursuit l'intersyndicale, rappelant que ses effectifs ont été réduit de moitié en vingt ans. "On a de très fortes sollicitations avec des dossiers de médiation du crédit multipliés par dix", a indiqué Fabienne Rouchy, déléguée syndicale CGT. "Concernant les dossiers de surendettement, on n'a pas un pic énorme pour l'instant, mais on voit la vague arriver pour l'automne", ajoute-t-elle.

Sans compter l'accompagnement des entreprises, leur cotation, "pour éviter qu'elles se retrouvent sans ligne de crédit". "Ce n'est vraiment pas le moment de supprimer des emplois car la Banque de France n'a jamais été aussi sollicitée", a insisté Fabienne Rouchy. D'après la déléguée syndicale, les suppressions de postes devraient être couvertes par les départs en retraite, permettant d'éviter à la direction d'imposer des départs contraints.

Le CSE (comité social et économique) de l'entreprise devrait rendre son avis sur cette "stratégie 2024" le 15 avril prochain. La Banque de France a confirmé la présentation d'un plan aux agents prévue pour mardi, sans vouloir le commenter sur le fond.

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