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L'usine Technicolor d'Angers en redressement judiciaire

La décision concernant l'usine de décodeurs a été prise vendredi par le tribunal de commerce de Nanterre, avec une période d'observation de six mois.

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France Télévisions
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Des mannequins sur la façade de l'usine Technicolor, à Angers (Maine-et-Loire), le 18 avril 2012. (FRANK PERRY / AFP)

L'engagement du gouvernement n'a rien changé. L'usine Technicolor d'Angers (Maine-et-Loire), spécialisée dans les décodeurs numériques et qui emploie 351 salariés, a été placée vendredi 1er juin en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre. Il a décidé une période d'observation de six mois. Et pour la financer, Technicolor doit s'acquitter de deux millions d'euros. Le tribunal a arrêté au 15 avril dernier la date de cessation de paiement. Une nouvelle audience est prévue le 28 juin pour examiner le bilan économique de l'usine.

"La direction a demandé le redressement judiciaire car elle veut céder l'entreprise à des repreneurs qui implanteraient une autre activité" sur le site, selon Odile Coquereau, secrétaire du CE de l'usine. Elle a ajouté que "la direction avait fait part de plusieurs hypothèses de reprise, mais à ce jour il ne s'agit que de marques d'intérêt".

Vendredi 25 mai, la direction de Technicolor avait annoncé le dépôt de bilan de son usine d'Angers, son dernier site de production en Europe. Lourdement endettée, l'usine n'a pas réussi à résister à la concurrence asiatique qui a incité Technicolor à se tourner vers des pays à bas coûts comme la Chine et l'Indonésie.

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