Habillement : la fin d'un géant français

La restructuration continue au sein de Vivarte. Cette fois, les inquiétudes se portent sur les magasins Minelli et San Marina. Le groupe a lancé une procédure de mise en vente.

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La vente à la découpe continue chez Vivarte. Le groupe d'habillement français va se séparer de trois nouvelles enseignes, spécialisées dans la chaussure : Minelli, Cosmoparis ou encore San Marina. 1 500 emplois et 340 magasins sont en jeu. Une annonce qui intervient alors que le groupe vient de céder plusieurs de ses marques, comme Kookaï, André ou encore Naf Naf. Vivarte avait assuré qu'il s'agissait des dernières ventes au sein du groupe.

Des enseignes peu rentables

Pour les syndicats, la nouvelle passe mal. "C'est une trahison, les représentants du personnel et les salariés sont en colère à cause des mensonges de l'entreprise", explique Karim Cheboub, coordinateur Vivarte de la CGT. La crainte des salariés : que les futurs acheteurs décident d'un plan social et détruisent des emplois. En vendant ses enseignes, pas toujours rentables, Vivarte cherche à se remettre à flot, car le groupe est en grande difficulté depuis plusieurs années.

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Une enseigne de chaussures André, le 25 janvier 2017, à Dunkerque (Nord).
Une enseigne de chaussures André, le 25 janvier 2017, à Dunkerque (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)