GM&S : la CGT dénonce le refus du repreneur GMD d'indemniser les futurs licenciés au-dessus du montant fixé par la loi

La CGT juge "inadmissible et indigne" que GMD refuse d'indemniser les futurs licenciés au-dessus du montant fixé par la loi. Elle réclame 155 000 euros pour chaque salarié.

Des salariés de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse, le 27 juin 2017.
Des salariés de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse, le 27 juin 2017. (PASCAL LACHENAUD / AFP)
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Les salariés de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse, déplorent qu'il n'y ait aucune avancée sur la question des primes de licenciement, rapporte jeudi 29 juin France Bleu Creuse.

La CGT juge "inadmissible et indigne" que GMD, le repreneur potentiel du site refuse d'indemniser les futurs licenciés au-dessus du montant fixé par la loi et réclame 155 000 euros pour chaque salarié qui sera licencié mais ni l'État, ni les constructeurs, et le repreneur ne veulent s'engager sur cette somme. Une délégation syndicale est restée sur Paris. Les négociations pourraient reprendre jeudi matin, mais ce n'est pas encore certain.

GMD envisage de garder 120 des 277 salariés sous réserve

Après avoir réuni les deux constructeurs automobiles et GMD mercredi, Bercy a indiqué que GMD a "manifesté un intérêt pour reprendre la société GM&S". Au lendemain de cette réunion au ministère de l'Economie, la société GMD a confirmé son intérêt pour GM&S.

Cependant, l'emboutisseur stéphanois n'a pour l'instant pas déposé d'offre de reprise, car elle attend encore des réponses de la part de Bercy sur les conditions posées. GMD n'envisage de garder que 120 des 277 salariés "sous réserve du financement d'un plan d'investissements de 10 millions d'euros et d'un accompagnement des pouvoirs publics". En attendant, le site reste occupé par les salariés.

Mercredi, une nouvelle machine est partie en fumée chez GM&S. Les ouvriers ont fait brûler une cabine de soudure devant leur usine à l'aide de pneus et de palettes.

Le tribunal de Poitiers doit examiner l'offre du repreneur GMD vendredi 30 juin au plus tard.