Ford annonce un plan social pour son site de Blanquefort en Gironde, Bruno Le Maire dénonce une trahison

L'annonce a été faite jeudi au comité d'entreprise. L'arrêt de production est prévu pour la fin août 2019.

L\'usine Ford Aquitaine à Blanquefort (Gironde), le 27 février 2018.
L'usine Ford Aquitaine à Blanquefort (Gironde), le 27 février 2018. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Le groupe américain Ford annonce un plan social, après avoir écarté la seule offre de reprise pour son site de Blanquefort (Gironde) lors de la réunion du CE, jeudi 13 décembre. Quelque 850 emplois sont en jeu.

"Ford Aquitaine Industries (FAI) a informé, ce jour, son comité d'entreprise avoir décidé de ne pas donner de suite favorable à la vente du site de FAI à l'acquéreur potentiel", indique l'entreprise. Elle ajoute avoir "présenté un plan social complet" pour un arrêt de la production du site prévu fin août 2019.

Bruno Le Maire demande au constructeur de "revoir sa décision"

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui s'était personnellement impliqué pour tenter de sauver le site de fabrication de boîtes de vitesse, a accusé le constructeur américain de "trahison".

Le ministre, qui n'a pas été prévenu par Ford, a indiqué devant le Sénat vouloir "profiter de la représentation nationale pour appeler Ford solennellement à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch, qui garantit l'avenir du site industriel de Blanquefort".

Le repreneur belge Punch s'était déclaré prêt à investir finalement 125 millions d'euros sur le site girondin et à garder la moitié des emplois. L'Etat, la région Nouvelle-Aquitaine et la métropole de Bordeaux devaient apporter un "soutien financier de 15 millions d'euros" à ce projet industriel. Les syndicats de Ford Blanquefort avaient eux aussi appuyé ce plan, en acceptant un gel de salaires pendant trois ans, la perte de trois jours de RTT et une modulation du temps de travail.