ArcelorMittal refuse la cession totale, souhaitée par le gouvernement

Mercredi, Arnaud Montebourg a annoncé que le gouvernement avait reçu deux offres pour le site, mais dans un "périmètre plus large que celui octroyé par Mittal".

L\'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle).
L'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle). (EMILE POL / SIPA)

FLORANGE - C'est une nouvelle fin de non-recevoir que vient d'adresser ArcelorMittal au gouvernement. Le groupe estime, vendredi 23 novembre, que la vente de l'intégralité du site de Florange, demandé par le gouvernement, "mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France où le Groupe emploie 20 000 salariés". Il souligne aussi que "toutes les activités aval du site de Florange sont intégrées au reste des activités du groupe en France et en Europe".

Plus tôt dans la journée, Michel Sapin et Arnaud Montebourg ont demandé à ArcelorMittal d'"accepter d'envisager" la cession de l'ensemble du site de Florange (Moselle), et non la simple portion qu'il veut fermer. Dans un communiqué conjoint, les ministres du Travail et du Redressement productif ont déclaré partager "le même but pour le site de Florange". La veille, Arnaud Montebourg avait évoqué "un contrôle public", même "temporaire", du site sidérurgique d'ArcelorMittal. Une option nuancée par son homologue du Travail.  

"Deux offres" de reprise, selon Montebourg

Début octobre, le géant de la sidérurgie a annoncé l'arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange, laissant 60 jours au gouvernement français pour trouver des repreneurs. Mercredi, Arnaud Montebourg a annoncé que le gouvernement avait reçu "deux offres et marques d'intérêt" pour le site, mais dans un "périmètre plus large que celui octroyé par Mittal", et demandait à ce dernier d'aller plus loin.

Il réclame à Mittal d'inclure dans la cession non seulement la filière liquide, qu'ArcelorMittal souhaite fermer, mais également les autres installations, notamment de traitement et finition de l'acier, dont le groupe ne souhaite pas se séparer.

A une semaine de la date limite pour le dépôt d'éventuelles candidatures à la reprise des hauts-fourneaux, Michel Sapin a expliqué sur LCI que "la bonne solution, c'est d'examiner les propositions faites par d'autres entreprises pour faire en sorte qu'ArcelorMittal accepte de vendre à pas cher (...) et de manière qui soit cohérente, de manière qui soit tenable". Selon lui, "ce que voulait exprimer Arnaud Montebourg, c'est la volonté gouvernementale qu'il y ait une solution pour qu'on continue à faire fonctionner les hauts-fourneaux, qu'on continue à fabriquer de l'acier".