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ArcelorMittal aurait accepté de céder les fourneaux de Florange

Selon le journal Libération, le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, aurait donné "un accord de principe" à François Hollande pour la cession des deux hauts fourneaux de Florange (Moselle). Les syndicats sont très sceptiques.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Vincent Kessler Reuters)

ArcelorMittal va-t-il
accepter de céder la filière liquide (dont les hauts fourneaux) à un éventuel
repreneur ? Libération croit savoir que oui, ce samedi. Le quotidien publie un
article expliquant que le PDG d'ArcelorMittal a donné un "accord de
principe"
au président de la République, François Hollande, qu'il a
rencontré jeudi dernier. Pour l'instant, le gouvernement reste très prudent
sur la question

La décision officielle est
attendue lundi matin lors du comité central d'entreprise.

Les syndicats n'y croient pas

Pour la CGT, le PDG d'ArcelorMittal ne prend aucun risque en disant
"moi je suis prêt à céder" . L'un de ses représentants, Xavier Phan
Dinh demande plutôt au dirigeant d'"acheter l'acier au futur repreneur". Il voit plus loin que le simple fait de reprendre l'activité des fourneaux. Il explique qu'il serait légitime qu'un repreneur se pose, avant toute chose, cette question : "Je veux bien reprendre mais est-ce que ce que je vais produire va
servir immédiatement dans le laminoir qu'il y a à côté ?".

A la CFDT, on est mitigé. Edouard Martin, délégué du syndicat, pense que "même si
Mittal cède à la pression gouvernementale, vous pouvez lui faire confiance pour
qu'il fasse tout son possible pour que ce projet là capote"
. Ce que le PDG
veut selon Edouard Martin, "c'est d'avoir le minimum de concurrent
possible"
. Il veut quand même y croire : "Même si les chances d'aboutir sont très
minces, on veut essayer de transformer l'essai"

 

 

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