Conforama ne sera pas vendu à la découpe, assure son PDG

L'enseigne de meubles est engagé dans un plan de suppressions de 1 900 postes et la fermeture de 32 magasins en France.

(DENIS CHARLET / AFP)

"La force de Conforama en France, c'est son réseau de magasins qui offre un bon maillage du territoire. Le vendre à la découpe n'a donc aucun sens." Engagé dans un vaste plan social, Conforama doit pouvoir vivre seul, assure le PDG de l'enseigne de meubles dans un entretien publié dans l'édition du 14 juillet du Journal du dimanche.

"On est dans le fantasme intégral", affirme Cédric Dugardin. Sur l'hypothèse d'une cession du groupe en un bloc, "nous étudierons toutes les opportunités qui pourraient se présenter mais notre objectif est que Conforama puisse vivre seul", ajoute le responsable.

Une perte de 500 millions d'euros en six ans

Conforama, détenu par le groupe sud-africain Steinhoff, a annoncé le 2 juillet un plan de restructuration prévoyant la suppression de 1 900 postes (sur 8 229 salariés en CDI au 1er juin 2019), ainsi que la fermeture de 32 magasins de l'enseigne Conforama et celle de 10 magasins Maison Dépôt.

Conforama a perdu 500 millions d'euros en six ans, selon la direction. "C'est un plan de transformation à 18 ou 24 mois. Les fermetures interviendront au cours du premier semestre 2020", explique le dirigeant dans Le Journal du dimanche, précisant que les départs des salariés seraient étalés "jusqu'en 2021".

Les premiers échanges entre direction et représentants du personnel sur ce plan donnent lieu à de fortes tensions. Plusieurs syndicats ont dénoncé les mauvaises conditions d'organisation de comité central d'entreprise, ayant décidé de ne pas y assister vendredi. "La politique de la chaise de vide ne servirait pas la cause des salariés. Elle est inutile", a répondu le patron de Conforama. Une première réunion de négociations sur les mesures d'accompagnement doit se tenir le mardi 16 juillet.