Vidéo Comment le personnel du seul laboratoire P4 civil français s'équipe pour travailler au contact de virus hautement pathogènes

Publié Mis à jour
VIDEO. Comment le personnel du seul laboratoire P4 civil français s'équipe pour travailler au contact de virus hautement pathogènes
Article rédigé par
France Télévisions

Les scientifiques et techniciens de ce labo hautement sécurisé côtoient au quotidien un bestiaire de virus redoutables comme Ebola, Lassa, Marburg, Nipah, Hendra, Machupo… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 24 avril 2022.

Il existe une soixante de laboratoires P4 dans le monde. Ce sont des unités de haute sécurité exclusivement dédiées à la recherche sur les pathogènes de classe 4, caractérisés par leur très grande dangerosité. Trois sont en activité en France, dont deux à usage militaire. Le seul P4 civil français se trouve à Lyon. Et ceux qui pénètrent dans ce panthéon viral se protègent en se glissant dans des tenues irréprochables.

"Je vais tester mon scaphandre qui est personnel, adapté à ma morphologie et à ma pointure. C’est du sur-mesure", explique un technicien au magazine '13h15 le dimanche' (replay). Il vérifie l’étanchéité de son costume de bibendum en le gonflant et en promenant ensuite ses lèvres sur sa surface pour sentir le moindre filet d’air qui pourrait s’en échapper. Un travail méticuleux : "Je l’observe pendant une dizaine de secondes pour voir s’il s’affaisse ou pas. C’est bon, il est OK."

La moindre erreur peut-être fatale

Le scaphandre à pression positive peut alors être enfilé. S’il vient à se déchirer, l’air en sort plutôt qu’il ne rentre, évitant ainsi une contamination pouvant être mortelle dans un tel environnement. Chaque scaphandre est alimenté en air sain par des narguilés. Le seul outil reliant Stéphane au reste du monde est le casque qu’il porte en permanence. Et des caméras ne le quitteront pas du regard de l’autre côté du sas qu'il vient de passer.

Il faut faire preuve de méthode et de minutie pour travailler dans un labo P4, parce que la moindre erreur peut-être fatale : "Même si on est dans le laboratoire et qu’on travaille avec des scaphandres, je m’équipe d’une troisième paire de gants dès qu’on manipule des échantillons infectieux." Comme les virus Ebola, Lassa, Marburg, Nipah, Hendra, Machupo… Un tour du monde viral effrayant fait à l’abri de vitres de 2,5 centimètres d’épaisseur…

> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.