VIDEO. "Ça prouve que c'est possible" : Issue de la classe ouvrière, elle devient journaliste

Les parents de Nesrine Slaoui ont travaillé dur pour lui offrir des études. Aujourd'hui journaliste, elle raconte son parcours.

BRUT

Seulement 4 % des personnes diplômées d'un Bac+5 sont enfants d'ouvriers non qualifiés. Parmi eux, Nesrine Slaoui, journaliste et diplômée de Sciences Po depuis un an. D'un père maçon et d'une mère femme de ménage, elle se sent redevable de tous les sacrifices qu'ils ont consentis pour lui offrir les études dont elle rêvait. Autour d'elle, ils étaient peu nombreux à croire en sa réussite. Son professeur de français lui avait notamment rappelé qu'une personne issue d'un milieu populaire comme elle ne pouvait espérer faire de grandes écoles par manque de culture générale. Elle lui a prouvé le contraire. 

Un modèle 

Après son entrée à Sciences Po, Nesrine a appris à découvrir les étudiants issus du milieu bourgeois et s'est rendu compte qu'elle partageait de nombreux points communs avec eux. "Il ne faut pas que chacun reste cloisonné dans le milieu dans lequel il était destiné", soutient-elle. Aujourd'hui, elle espère que son parcours servira de modèle pour tous les jeunes de la classe ouvrière qui doutent de leurs compétences. "J'ai envie qu'on leur prouve que tous les métiers sont accessibles", explique la journaliste.

Les parents de Nesrine Slaoui ont travaillé dur pour lui offrir des études. Aujourd\'hui journaliste, elle raconte son parcours.
Les parents de Nesrine Slaoui ont travaillé dur pour lui offrir des études. Aujourd'hui journaliste, elle raconte son parcours. (BRUT)