Venise fera bientôt payer un ticket d'entrée à ses visiteurs

Cette contribution s'appliquera aux touristes qui ne passent pas la nuit sur place et ne s'acquittent donc pas de la taxe de séjour. 

Le Grand Canal à Venise (Italie) photographié le 28 octobre 2018.
Le Grand Canal à Venise (Italie) photographié le 28 octobre 2018. (MANUEL COHEN / AFP)

Il faudra bientôt ouvrir votre porte-monnaie pour visiter la cité des Doges, même sans y passer la nuit. Venise pourra dès l'été prochain faire payer un ticket d'entrée aux visiteurs qui arrivent le matin et en repartent le soir. Cette taxe, de 2,50 à 5 euros selon la saison, doit servir à financer les coûts de nettoyage de la ville, envahie par les touristes.

La mesure, introduite dans la loi de finances italienne, définitivement votée samedi 29 décembre, prévoit que Venise pourra à partir de juillet "adopter, dans le cadre de ses politiques budgétaires, l'application de la contribution de débarquement pour les petites îles, à la place de la taxe de séjour". Cette contribution existe déjà pour les îles Eoliennes ou encore l'île d'Elbe. "Le montant maximum autorisé pour ces deux mesures [taxe de séjour + contribution de débarquement] est porté à 10 euros", précise la loi.

Elle vise les touristes d'un jour qui ne s'acquittent pas de la taxe de séjour, due par personne et par nuit, et réglée aux hôteliers ou aux propriétaires de logements loués. Parmi eux figurent notamment les clients des croisiéristes, dont quelque 600 navires géants font escale chaque année dans la cité des Doges. 

Jusqu'à 50 millions d'euros de recettes par an

"Nous étudierons une réglementation équilibrée et partagée qui préserve tous ceux qui étudient et travaillent sur notre territoire", a déclaré sur Twitter le maire de Venise, Luigi Brugnaro (centre droit).

Selon les premières estimations de la commune, la taxe pourrait lui rapporter jusqu'à 50 millions d'euros par an. "Les coûts pour nettoyer le centre historique et pour sa sécurité sont spéciaux et ont été supportés pendant des années par les Vénitiens", a souligné Luigi Brugnaro, cité lundi par le quotidien La Repubblica (en italien)"Merci à tous ceux qui, dorénavant, nous aideront à garder Venise propre, en permettant aux Vénitiens de vivre plus convenablement", a-t-il ajouté.