Travaux, décoration, nouvelle carte : quand les chefs étoilés s’occupent en attendant la réouverture

Ils ont hâte de pouvoir à nouveau servir la cuisine qui leur a valu d’être distingués par le guide Michelin. En attendant de pouvoir rouvrir, ces chefs étoilés en profitent pour réaliser quelques travaux d’embellissement ou imaginer leur nouvelle carte. Exemples dans l’Oise et en Bourgogne.

Alors que le guide Michelin vient de publier son palmarès 2021 dans un contexte inédit pour le monde de la gastronomie, ces jeunes chefs, pour certains distingués l’an dernier, savaient qu’ils conserveraient leur ou leurs étoiles cette année. Si ces établissements ont souvent les reins plus solides financièrement, ce n'est malgré tout pas toujours facile de se retrouver dans un établissement vide. Pour ne pas tourner comme un lion en cage, Laurent Peugeot, chef du Charlemagne à Pernand-Vergelesses, en Côte-d'Or, s’est lancé dans les travaux. Une façon pour lui de garder le moral et d’éviter de penser à cette situation singulière.

Tournés vers l’avenir

Maxime Kowalczyk, chef de L'empreinte à Buxy, en Saône-et-Loire, a décroché sa première étoile en janvier 2020. Une joie de courte durée suivie d'un gros coup au moral quand il a fallu fermer. Mais à 29 ans, le chef veut rester positif et regarde vers l’avenir en pensant au jour où il pourra relancer la machine et accueillir de nouveau ses clients.

Positif également, Sébastien Tantot, fidèle second pendant sept ans de Gérald Passédat au Petit Nice, trois macarons au Michelin. Il a quitté Marseille pour retrouver sa Picardie natale et devenir chef associé à l’auberge A la Bonne Idée. Il a décidé, malgré les contraintes financières, de mettre ce temps de fermeture à profit pour métamorphoser le restaurant une étoile situé dans la forêt de Compiègne.