Tourisme : un mois de juillet "compliqué" pour l’hôtellerie française, confie le président de l’UMIH Hôtellerie

Laurent Duc s'alarme entre autres des nombreuses annulations de clients des hôtels.

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Radio France
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Une femme entre dans l'hôtel Napoléon à Ajaccio en Corse. (Photo d'illustration) (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Alors que ce week-end marque le traditionnel chassé-croisé sur les routes, entre juilletistes et aoutiens, le président de la branche hôtellerie de l’UMIH, dresse un premier bilan du mois de juillet vendredi 30 juillet sur franceinfo et il a été "très compliqué". Laurent Duc dénonce "une catastrophe" de la mise en place du pass sanitaire dans les hôtels et craint qu’avec la reprise de l’épidémie, ils soient "les premiers à être limités ou fermés".

Le mois de juillet a-t-il été bon dans les hôtels ?

C’est compliqué pour l'hôtellerie parce qu'aujourd'hui on est dans une situation où les gens sont dans l'attente, donc font des réservations de dernière minute. Prenons l’exemple de l'annonce du président de la République sur le pass sanitaire pour les hôtels, c'est une catastrophe puisque les hôtels n'ayant pas forcément de cuisine, ou, quand ils ont un restaurant, les gens qui ne sont pas vaccinés ne peuvent pas y accéder et donc annulent leurs réservations pour aller vers des hébergements où ils seront plus autonomes, qui ont des kitchenettes et où ils peuvent se faire à manger eux-mêmes. Toute cette partie de la population, les 40 % environ de personnes qui ne peuvent pas manger au restaurant ne vont pas manger sur leurs genoux dans leur chambre. Donc, on a eu des grands mouvements.

Avez-vous eu beaucoup d'annulations, ou restent-elles à la marge ?

On ne peut pas dire que ça reste à la marge, parce que les réservations dans l'hôtellerie, même estivales, sont souvent des réservations de dernière minute, sauf dans les hôtels clubs ou les endroits où l'on réserve des semaines entières. Souvent, ça fait partie d'un voyage et les gens décident de plus en plus tard leurs voyages, surtout depuis la crise sanitaire, puisque on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. Donc s’il y a un rayon de soleil, on a du monde. S’il pleut, les gens ne bougent plus. Globalement, on fait 80 % du notre chiffre d’affaires qu’on fait habituellement en juillet-août. Mais nous, les hôtels, il nous manque quand même toute cette partie très internationale qui fait l'apanage de la France d'habitude et qui manque à l'appel cette année.

Comment se profile le mois d'août ?

Il se profile, a priori, meilleur au niveau de la météo, ce qui, pour les vacanciers est une bonne nouvelle. C'est toujours le mois le plus fort. Malheureusement, 30 départements ont à nouveau une forte croissance de l'épidémie, et j'ai bien peur qu’on soit les premiers concernés, qu'on soit les premiers à être limités ou fermés. Nos hôtels n'ont jamais été fermés, mais vous savez, aller à l'hôtel sans restaurant, ou sans boîte de nuit, c’est des vacances un peu ratées à l'hôtel. Tout le monde a bien compris qu'on était la variable d'ajustement tout le temps. Nous, les restaurateurs ou nos hôtels-restaurants, on subit de plein fouet chaque fois qu'il y a une annonce. Et c’est une situation que personne ne vit très bien en ce moment.

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