Stations de ski sans remontées : "Nous avions un accord avec le Premier ministre d'attendre une dizaine de jours", s'étonne l'association des élus de montagne

Jeanine Dubié, députée PRG et présidente de l'association des élus de montagne, estime sur franceinfo que cette décision "est absurde" et que "le combat n'est pas perdu". 

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Radio France
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La télécabine de Val Cenis le Haut, l'une des principales remontées mécaniques du domaine skiable située en Haute Maurienne.  (AURÉLIEN ACCART / RADIOFRANCE)

C'est une décision "ubuesque", a réagi vendredi 27 novembre Jeanine Dubié, député Parti radical de gauche (PRG) de la 2e circonscription des Hautes-Pyrénées et présidente de l'association des élus de montagne après la décision du gouvernement d'ouvrir les stations de ski mais sans remontées mécaniques. "Ça nous a stupéfaits" car "nous avions un accord avec le Premier ministre d'attendre une dizaine de jours", avant de prendre une décision. "Le combat n'est pas perdu", a toutefois souligné Jeanine Dubié, alors qu'une nouvelle réunion avec le Premier ministre est prévue lundi.

franceinfo : Que vous inspirent les annonces de Jean Castex ?

Jeanine Dubié : D'abord, ça nous a stupéfaits parce que cette décision de fermeture à Noël des stations de sports d'hiver n'aurait jamais dû être prise mardi [lors de l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron]. Nous avions un accord avec le Premier ministre d'attendre une dizaine de jours. Nous sommes conscients de la situation sanitaire et donc c'est pour ça que nous avions demandé dix jours de plus, attendre de voir si la tension sur les hôpitaux s'améliorait et nous laisser le temps de continuer à travailler sur les protocoles. Et tout ça a été balayé en une seule phrase. Et le Premier ministre a confirmé [hier] : les stations de ski ouvertes, mais les remontées mécaniques fermées, ce qui est ubuesque.

Dans quelles proportions les vacanciers, habituellement, viennent pour profiter de ces remontées mécaniques ?

Les gens ne viennent pas à la montagne que pour faire du ski. Dans une famille, vous en avez qui vont aller se promener, et puis, il y en a peut-être deux ou trois, le fils, la fille, ou la maman et le papa qui iront au ski. Mais en tout cas, ça fait complètement partie de l'économie de la neige. Et derrière, c'est de l'activité économique, de l'emploi qui sont totalement affectés. Il y a aussi des questions de responsabilité. On dit : la station reste ouverte mais les remontées mécaniques sont fermées. Mais qui va être sur la station ? Est-ce qu'il va y avoir des pisteurs, des secouristes ? Nous avons encore une rencontre avec le premier ministre lundi prochain. Je pense qu'il y a encore plein de questions qui restent en suspens. Nous allons les lui poser et voir aussi surtout comment on va pouvoir accompagner les stations de ski à supporter ce coût.

Vous avez rendez-vous lundi avec Jean Castex... Pour vous, le combat n'est donc pas perdu ?

Le combat n'est pas perdu, nous allons continuer à expliquer l'absurdité de la chose et essayer d'obtenir encore ce fameux délai de dix jours. On avait également demandé une différenciation massif par massif mais ça n'a pas été entendu, c'est une décision nationale qui tombe alors qu'il fallait examiner la situation sanitaire région par région. Je pense que toutes les régions ne sont pas dans le même cas de figure et qu'on aurait pu imaginer une ouverture en fonction de la situation des territoires.

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