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"Les Suisses et les Autrichiens font des campagnes de communication pour récupérer nos skieurs", s'agace le maire de la Plagne Tarentaise

Jean-Luc Boch salue sur franceinfo mercredi l'annonce par le gouvernement de la mise en place d'une quarantaine de sept jours avec des contrôles à la frontières aléatoires, pour dissuader les Français d'aller skier dans les stations étrangères.

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Radio France
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Le Gstaad Palace, à Gstaad, dans le canton de Berne, en Suisse. (GAETAN BALLY / MAXPPP)

"On est fermé et les Suisses et les Autrichiens sont en train de faire des campagnes de communication pour récupérer des skieurs qui ne peuvent pas skier chez nous", s'est agacé Jean-Luc Boch, maire de la Plagne Tarentaise et président de l'Association nationale des maires de stations de montagne. Mercredi 2 décembre sur BFM, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la mise en place d'une quarantaine de sept jours avec des contrôles à la frontières aléatoires, pour dissuader les Français d'aller skier dans les stations étrangères. "On trouve cela plutôt bien parce qu'on ne peut pas avoir la double peine", a déclaré Jean-Luc Boch.

franceinfo : Jean Castex annonce des contrôles aléatoires et l'isolement pour les Français qui rentrent des stations de ski étrangères. Qu'en pensez-vous ?

On trouve cela plutôt bien parce qu'on ne peut pas avoir la double peine. On est fermé et les Suisses et les Autrichiens sont en train de faire des campagnes de communication pour récupérer des skieurs qui ne peuvent pas skier chez nous. J'en ai encore eu une ce matin depuis l'Autriche. Nos voisins ont compris que non seulement, on est fermés et ça va nous mettre en difficulté, mais qu'en plus, ils vont pouvoir récupérer une partie de notre clientèle. C'est juste inacceptable. Et dans ces conditions, l'Europe ne fonctionne pas.

L'action diplomatique continue pour une harmonisation européenne, dit le Premier ministre. Est-ce que vous y croyez encore ?

On va faire confiance à l'exécutif, à notre Premier ministre et qui connaît bien la montagne. Mais il va falloir vraiment qu'on soit entendu, parce que ça devient vraiment très difficile. On nous oppose des choses complètement surréalistes. On nous dit, par exemple, qu'il ne faut pas prendre les remontées mécaniques parce qu'à cinq ou huit dans une télécabine, on peut propager le virus. On ne propage pas le virus, à 400 ou 500 dans un métro ? On nous dit qu'il va y avoir des clusters parce que le soir, les gens vont se réunir dans les appartements pour faire la fête. Il me semble que ce n'est pas en montagne qu'on a des problèmes de rencontres où des jeunes font la fête. Donc, soyons sérieux un moment.

Il y a beaucoup de questions qui se posent après ces annonces de Jean Castex, sur les transports par exemple ?

Je vais prendre un exemple concret. On va parler de Châtel en Haute-Savoie, où des stations suisses reliées à la station de Châtel ont envoyé un communiqué de presse en expliquant qu'ils mettraient à disposition des bus pour venir chercher les clients dans la station, les emmener skier en Suisse et les ramener le soir. Mais c'est juste improbable. Le gouvernement l'a entendu, et il met en place une action. Est-ce que cela va avoir de l'efficacité ? Nous verrons. Ça devient extrêmement difficile pour nous tous d'accepter ce type de situation.

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