Les hôteliers-restaurateurs proposent leur propre contrat d’assurance

L'ouverture de la plupart des cafés et restaurants ne compensera pas les pertes d'exploitation importantes subies pendant le confinement. La profession poursuit donc son bras de fer avec les assureurs qui ont refusé toute indemnisation.

FRANCE 3

Après plus de deux mois de fermeture, Charles-Édouard Barbier peut enfin rouvrir son restaurant. Il a perdu plus de 25 000 euros de chiffre d'affaires. Aujourd'hui il est en colère, son assureur refuse de le rembourser. "Ils nous opposent que le risque de fermeture de l'établissement pour risque d'épidémie n'est pas pris en compte par un assureur", s'insurge le gérant de l'auberge Les Tilleuls.

"Une proposition au juste prix adaptée aux vrais risques"

Des cas comme cela, le syndicat des restaurateurs assure en compter des milliers. Ces professionnels ont donc décidé de créer leur propre contrat d'assurance. Alain Grégoire, président de l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie en Auvergne Rhône-Alpes "veut apporter un nouveau contrat aux 230 000 entreprises, des cafetiers, brasseurs, restaurateurs, et hôtelliers". "Une proposition équilibrée au juste prix qui est adaptée aux vrais risques des professionnels", selon lui.

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Les gérants du Café des Pyrénées, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), préparent la réouverture, le 31 mai 2020.
Les gérants du Café des Pyrénées, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), préparent la réouverture, le 31 mai 2020. (GAIZKA IROZ / AFP)