En Alsace, un hôtelier créé sa plateforme de réservation en ligne pour contrer les géants du secteur

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France Télévisions

Pointées du doigt pour leurs pratiques discutables et leurs commissions exorbitantes, les plateformes de réservations hôtelières comme Booking, Expédia ou encore Hotels.com sont dans le collimateur de nombreux professionnels. Pour les contrer, ce patron d'hôtel près de Strasbourg a développé son propre site et espère attirer de nombreux confrères. #IlsOntLaSolution

Cela fait déjà quelques années que la colère des hôteliers gronde contre les géants de la réservation en ligne. Jean-François Maes, propriétaire de l'hôtel de l'Aigle d'Or à Reichstett au nord de Strasbourg, a décidé de s’attaquer au problème en créant sa propre plateforme baptisée Booking-Better. Un système de réservation sans intermédiaire qui ne prend aucune commission, contrairement à Booking, Hotels.com, Expedia, Tripadvisor et bien d’autres.

On a développé un nouvel outil économique en lançant cette plateforme, puisque l’on a supprimé les frais, on a supprimé les commissions et on n’a pas d’abonnement. C’est une plateforme collaborative, participative, et chaque hébergeur nous donne ce qu’il souhaite. Et sur cette participation financière, 5% sont reversés à des associations caritatives.

Jean-François Maes

Fondateur de Booking-Better.com

300 hôtels déjà

Certains diront que c’est un peu le combat du pot de terre contre le pot de fer, mais Jean-François Maes n’est pas du genre à se laisser impressionner, lui l’ancien volleyeur de haut niveau. Et il a eu raison d’y croire puisqu’en quelques semaines près de trois cents professionnels partout en France ont rejoint Booking-Better et l’offre s’étoffe chaque jour. Des hôteliers qui fixent leurs prix et qui grâce à la fin des commissions peuvent aussi faire des promotions à certaines périodes tout en ne perdant plus d’argent. Les grandes plateformes prennent en effet des commissions exorbitantes, de 15 à 20%, difficilement supportables pour de nombreux petits établissements qui louent ainsi leurs chambres à perte. Jean-François Maes espère être rejoint par plus d'un millier d'hôteliers d'ici la fin de l'année.  

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