Covid-19 : "Les bars sont toujours les boucs émissaires", déplore un représentant des commerçants de Toulouse

La ville rose doit passer en zone d'alerte maximale mardi, les bars devront donc fermer.Olivier Bouscatel "demande à l'État des compensations".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des terrasses à Toulouse, le 25 juillet 2020 (photo d'illustration). (PATRICK LEFEVRE / MAXPPP)

"Cela fait quelques semaines qu'on nous parle de l'avancée de l'épidémie de Covid-19 donc on se prépare tranquillement mais on est un petit peu déçus parce qu'on trouve qu'il y aurait eu d'autres voies à explorer avant de fermer les bars qui sont toujours les boucs émissaires", a réagi, lundi 12 octobre sur franceinfo, Olivier Bouscatel, vice-président de la Fédération des commerçants de Toulouse.

>> Coronavirus : suivez en direct les dernières infos liées à la pandémie

Les bars de la ville rose vont devoir fermer pour quinze jours à partir de mardi car Toulouse va basculer en zone d'alerte maximale en raison de l'épidémie de coronavirus. Olivier Bouscatel déplore qu'on ferme tous les établissements, y compris "les petits cafés de quartier qui travaillent en journée".

"Ce ne sont pas des aides"

"Il y a 150 réanimations sur la région, au plus haut de l'épidémie, on était à 300. Cela fait sept mois qu'on aurait pu préparer un dispositif hospitalier un peu poussé plutôt que de fermer l'économie toulousaine", a poursuivi Olivier Bouscatel, qui est aussi patron de plusieurs restaurants. "On peut comprendre qu'il y ait une vraie crise sanitaire, on demande juste à l'État des compensations, parce qu'on nous parle d'aides, mais ce ne sont pas des aides", déplore-t-il. 

On a parlé de milliards d'euros pour le tourisme, mais sur le terrain personne ne touche des aides. Il y a toujours une petite raison qui fait qu'on n'a pas droit au dispositif.

Olivier Bouscatel

à franceinfo

Olivier Bouscatel estime que 4 000 établissements sont menacés dans la région Occitanie.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.