Covid-19 : le nouveau protocole sanitaire proposé par les restaurateurs

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s'est déclaré jeudi prêt à une ouverture des restaurants en zone d'alerte maximale alors que la profession propose une série de mesures pour ne pas être contrainte de baisser le rideau à nouveau.

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Des personnes déjeunent au restaurant La Coupole à Paris, le 15 juin 2020. (ALAIN JOCARD / AFP)

Une lueur d'espoir dans un avenir bien sombre. Après les propositions des restaurateurs, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a ouvert, jeudi 1er octobre, une discussion sur l'ouverture des restaurants dans les zones d'alerte maximale au Covid-19Si les règles proposées "nous semblent suffisamment robustes, protectrices, contrôlables, elles seront soumises au Haut Conseil pour la santé publique, et si elles étaient validées, elles pourraient alors s'appliquer à toutes les zones d'alerte maximale", a-t-il ajouté.

Franceinfo vous détaille ce que propose la profession, reçue vendredi 2 octobre au ministère de la Santé, pour ne pas mettre la clé sous la porte. Ces mesures s'ajouteraient à celles déjà en vigueur, comme le port du masque ou l'interdiction de la consommation debout.

Un cahier de rappel pour tracer les contacts

La mise en place d'un cahier de rappel dans chaque restaurant constitue la première mesure proposée. Chaque client y laisserait ses coordonnées, afin d'être contacté par les autorités sanitaires si une personne présente au même moment dans l'établissement était testée positive durant les jours suivants. Ces données seraient conservées pendant un délai d'un mois. "Cette mesure a déjà montré son efficacité à l’étranger", est-il écrit dans le document publié sur le site de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH).

Une prise de température à l'entrée des établissements

La profession propose d'inviter "les salariés ainsi que les clients à la prise de leur température préalablement à l’accès à l’établissement". Si aucune précision n'a été donnée, on peut imaginer que cela se ferait au moyen d'un thermomètre frontal. Un outil à la fiabilité aléatoire, comme le souligne l'association de consommateurs UFC-Que choisir : "Les thermomètres à infrarouge frontaux loupent de nombreux cas : ils ne détectent pas entre 1 et 20 % des personnes pourtant fiévreuses en réalité. Ils se trompent aussi dans l’autre sens, indiquant une fièvre chez 1 à 25 % des personnes qui en réalité n’en ont pas"

Un dépistage massif de tous les salariés du secteur

L'UMIH et les principales organisations du secteur – le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC), le Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI) et le Syndicat national de la restauration thématique et commerciale (SNRTC) – demandent également à bénéficier d'un "dépistage massif" de leurs salariés, "au moyen de plages horaires avec accès prioritaire qui leur seront réservées".

Huit convives par table maximum

Les restaurateurs proposent également de limiter le nombre de convives à huit par table et d'"assurer les paiements des clients à table afin d’éviter leurs déplacements au sein des établissements". Ils suggèrent enfin de jouer sur les réservations pour limiter l'affluence.

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