Alimentation : le bien-être animal, un argument de vente ?

Pour la première fois, une enseigne a lancé un étiquetage spécifique qui indique au consommateur les conditions d'élevage d'un animal. Cela peut-il devenir un argument de vente ?

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France 2

Dans un supermarché Casino, sur les barquettes de poulet, un tout nouveau logo est apparu. Il mesure le bien-être de l'animal tout au long de sa vie. La note A, B, C ou D, est établie sur la base de 230 critères : les conditions de naissance, d'élevage, de transport et d'abattage. Par exemple, pour la note A, le poulet doit être élevé en extérieur, avoir plus d'espace, ne subir que 3 heures de transport maximum et l'abattoir où l'animal est tué doit être équipé d'un système de vidéosurveillance. Une nouvelle information bien accueillie par les consommateurs.

80% des poulets produits en France sont issus de l'élevage intensif

Les critères ont été élaborés avec trois organisations de protection des animaux. Pour le distributeur, ces deux ans de travail sont un investissement jugé nécessaire. Aujourd'hui, une centaine d'éleveurs est labellisée, comme à Saint-Puy, dans le Gers, où cette femme élève 4 400 poulets fermiers. Pour avoir la meilleure note, elle a équipé son poulailler de picorettes et de perchoirs. Pour cette éleveuse, le label, c'est la valorisation des soins. Une labellisation positive, selon l'association de défense des animaux L214, mais insuffisante pour améliorer les conditions d'élevage en général. En France, 80% des poulets produits chaque année sont élevés dans des conditions intensives.

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Elevage de poulets en batterie à Cressensac, dans le Lot.
Elevage de poulets en batterie à Cressensac, dans le Lot. (MAXPPP)