Syrie : le groupe Lafarge reconnaît avoir indirectement financé des groupes armés

Le groupe Lafarge est dans le viseur de la justice. En cause, de l'argent versé à des groupes armés non identifiés pour permettre à sa cimenterie en Syrie de continuer à fonctionner.

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France 3

Pour que sa cimenterie en Syrie continue de tourner malgré la guerre en 2013, le groupe Lafarge a payé des intermédiaires. Payé pour que l'usine continue d'être alimentée en pétrole, payé pour que les camions et les ouvriers continuent à traverser une zone alors contrôlée par le groupe État islamique. Aujourd'hui, le PDG le reconnaît, l'entreprise a bien financé indirectement des groupes armés non identifiés.

Une loi adoptée le 21 février

Mais la justice française est doublement saisie par le ministère de l'Économie pour commerce interdit avec des terroristes et par une ONG de juristes Sherpa, pour mise en danger des ouvriers et complicité avec le terrorisme. "Une loi historique vient d'être adoptée le 21 février pour précisément éviter ce type d'affaire", souligne Marie-Laure Guislain de l'association Sherpa. Une loi pour protéger les droits humains à l'étranger, mais des députés Les Républicains demandent au Conseil constitutionnel de l'invalider.

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Le logo du groupe Lafarge sur les murs d\'une usine le 7 avril 2014 à Paris.
Le logo du groupe Lafarge sur les murs d'une usine le 7 avril 2014 à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)