Sécurité : les policiers bientôt tous floutés ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, veut interdire la diffusion des visages des policiers. La proposition de loi, qui fait polémique, sera discutée une nouvelle fois la semaine du 16 novembre à l’Assemblée nationale. 

France 3

Diffuser des images de policiers ou des gendarmes en uniforme pourrait prochainement être sévèrement puni par la loi : 45 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement, si l’image porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique. Cette proposition de loi sera discutée la semaine du 16 novembre à l’Assemblée nationale. Elle vise à protéger les fonctionnaires. Les syndicats de police demandent depuis des années que soit protégé leur anonymat pour leur sécurité. "Le policier ne peut pas mettre sa vie en danger lorsqu’il va faire ses courses parce qu’il risque d’être reconnu", justifie Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale.

Un projet de loi discuté

Ce projet de loi fait toutefois polémique. Principal argument : elle ne permettra plus de documenter les violences policières, or ces videos sont précieuses pour la justice. "En l’absence de vidéo, c’est la parole du policier contre la parole du non-policier et malheureusement, la justice considère que la parole d’un policier a mille fois plus de valeur », explique Me. Yassine Bouzrou, avocat. Cet avis est partagé par le défenseur des Droits, qui alerte également au sujet des atteintes aux droits fondamentaux. 

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Un groupe de policiers, dont l\'un pointe un lanceur de balles de défense (LBD) en direction de manifestants, à la Gare de Lyon (Paris), lors d\'une manifestation des \"gilets jaunes\'\', le 16 novembre 2019.
Un groupe de policiers, dont l'un pointe un lanceur de balles de défense (LBD) en direction de manifestants, à la Gare de Lyon (Paris), lors d'une manifestation des "gilets jaunes'', le 16 novembre 2019. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)