Prisons : le malaise des surveillants

Accompagné de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, Emmanuel Macron va visiter la prison de Fresnes (Val-de-Marne) ce vendredi 2 mars dans l'après-midi. Le chef de l'État veut appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral. Les surveillants demandent de meilleures conditions de travail.

FRANCE 3

La prison de Fresnes (Val-de-Marne) est l'un des plus importants centres pénitentiaires de France. C'est ici qu'Emmanuel Macron va tenter de prendre le pouls du monde carcéral ce vendredi 2 mars. Mais certains syndicats de surveillants n'attendent pas grand-chose de sa venue.

Surpopulation et détenus radicalisés

En janvier dernier, la plupart des prisons de France ont haussé le ton après qu'un détenu radicalisé ait violemment agressé trois surveillants. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait été chahutée. Douze jours de blocage et de conflit ont eu lieu pour dénoncer la population carcérale : 69 596 détenus pour 59 858 places. Les surveillants dénoncent aussi l'insécurité grandissante et le problème des détenus radicalisés. Le gouvernement a annoncé la création de 1 500 places étanches pour les détenus radicalisés et 1 100 surveillants supplémentaires recrutés sur quatre ans. Emmanuel Macron doit annoncer un plan pénitentiaire global la semaine prochaine.

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Emmanuel Macron à Bruxelles (Belgique), le 23 février 2018.
Emmanuel Macron à Bruxelles (Belgique), le 23 février 2018. (THIERRY ROGE / BELGA MAG / AFP)