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Prisons : FO "écœuré" après la signature de l'accord par l'Ufap-Unsa veut "continuer à mettre la pression"

Force ouvrière a dit vendredi sur franceinfo maintenir l'appel à la mobilisation ce week-end malgré la signature de l'accord par le syndicat Ufap-Unsa, majoritaire parmi les gardiens de prison.

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Radio France
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Le secrétaire général de FO-pénitentiaire, Emmanuel Baudin, s'adresse aux surveillants de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), le 24 janvier 2018. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le secrétaire général de FO-pénitentiaire Emmanuel Baudin s'est dit "écœuré", vendredi 26 janvier sur franceinfo, après la signature de l'Ufap-Unsa, syndicat majoritaire chez les surveillants, de l'accord avancé par le ministère de la Justice pour mettre fin au mouvement de protestation entamé il y a douze jours.

Emmanuel Baudin annonce maintenir l'appel à la mobilisation ce week-end. "Je pense que c'est une trahison inacceptable envers les personnels, a expliqué Emmanuel Baudin. Il y avait trente ans qu'on n'avait pas vu une telle mobilisation. Ils ont signé quelque chose qui est totalement inacceptable. Ça ne va rien changer au niveau de la sécurité, malheureusement, à court terme (…). Un jour, on va avoir un collègue qui va mourir, je vous le dis !"

Poursuite du mouvement

"On a été trahi par un syndicat, par un homme qui est coupé de sa base depuis très longtemps. Les secrétaires locaux Ufap-Unsa ne sont pas d'accord et les adhérents encore moins", a-t-il assuré, visant ainsi Jean-François Forget le secrétaire général du syndicat pénitentiaire UFAP-Unsa. Il "a sauvé le gouvernement, l'a aidé, c'est tout simplement inacceptable", accuse Emmanuel Baudin. 

Le syndicaliste ne veut pas abandonner le combat. "Le mouvement n'est pas fini, croyez-moi, ce week-end ça va être très chaud dans les établissements pénitentiaires, prévient-il. S'il se passe quoi que ce soit dans ces établissements ce week-end, le gouvernement en portera l'entière responsabilité. Après, on va effectivement voir pour lundi quel mode d'action on prévoit. Si on fait quelque chose, où, et comment, avec la CGT, bien évidemment (…). On veut continuer à mettre la pression".

"Sur l'indémnitaire, le statutaire, je pense qu'on a raté une belle occasion, ils étaient prêts à céder, assure Emmanuel Baudin. L'Ufap-Unsa est le syndicat majoritaire (40%), suivi de FO-pénitentiaire (30%), et la CGT (15%).

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