La direction de la prison d'Orléans-Saran demande aux surveillants d'être attentifs à des moutons, FO répond : "On n'est pas des bergers !"

Dans une note, la direction du centre pénitentiaire demande de surveiller les moutons présents aux abords de l'établissement.

Le centre pénitentiaire Orléans-Saran le 25 juillet 2014. 
Le centre pénitentiaire Orléans-Saran le 25 juillet 2014.  (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Une demande de la direction du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran (Cepos) fait polémique : elle a adressé une note aux surveillants à la fin du mois d'août 2019 pour leur demander d'être "attentifs" à une dizaine de moutons qui nettoient les abords de la prison. "On n'est pas des bergers !", répond le syndicat Force ouvrière sur France Bleu Orléans.

"Bien sûr que ça nous choque, s'agace le délégué régional de FO Pénitentiaire, Pascal Sabourault. Je n'ai rien contre les bergers, je n'ai rien contre les moutons, mais chacun son métier." Les moutons paissent devant le centre pénitentiaire d’Orléans-Saran dans le cadre d'un partenariat avec la société Ecomouton. "Il faut que la société viennent contrôler ses moutons, leur état de santé, et c'est à eux de gérer."

"Le mode de communication n'a pas été bien compris"

"Au cours de l'été, un mouton a eu la patte cassée et il est resté 48 heures sans aide particulière et il a failli mourir, explique Danièle Boillée, la directrice du Cepos. Donc, l'idée était simplement de demander à tout le monde de rester vigilant et de signaler si une anomalie pouvait être constatée. Ça ne va pas plus loin et le but n'est pas de transformer le surveillant en berger."

Danièle Boillée regrette la médiatisation de cette affaire : "C'est peut-être le mode de communication qui n'a pas été bien compris mais j'aurais préféré que FO vienne me voir et me demande une clarification sur cette note, que je pouvais éventuellement amender s'ils estimaient qu'elle était trop directive."