Meurtre d'Alexia Daval : trois substances médicamenteuses retrouvées dans le corps de la victime

Il s'agit du zolpidem, utilisé comme somnifère, un décontractant musculaire et un antalgique que la jeune femme aurait pris "de manière répétée". 

La famille d\'Alexia Daval et son mari Jonathann Daval, le 5 novembre 2017, à Gray en Haute-Saône.
La famille d'Alexia Daval et son mari Jonathann Daval, le 5 novembre 2017, à Gray en Haute-Saône. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Trois molécules, du zolpidem, du tétrazépam et du tramadol, ont été retrouvées dans le corps d’Alexia Daval lors de prélèvements sanguins et capillaires, a appris franceinfo mercredi 28 novembre de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Ces trois substances avaient été absorbées par la victime dans les mois précédant sa mort.

Prise "répétée" d'antalgique qui aurait entraîné des "crises" d'agressivité chez Alexia

Le zolpidem, utilisé comme somnifère, et le tétrazépam, un décontractant musculaire, avaient déjà été prescrits à Alexia Daval. En revanche, le taux de tramadol, un antalgique, retrouvé dans les analyses font penser à une prise "répétée", précise une source proche du dossier à franceinfo. Est-ce la prise de ce médicament qui a entraîné des "crises" d'agressivité chez Alexia ? Des "crises" dont seul Jonathann Daval a été témoin. D’autres expertises sont toujours en cours. Selon les proches de la victime, Alexia ne s'est jamais fait prescrire du tramadol.

Les parties civiles demandent à avoir accès au dossier médical de Jonathann Daval, pour vérifier les prescriptions le concernant et voir s’il n’y a pas une de ces molécules qui a été prescrite pour lui.

Par ailleurs, le suspect numéro un sera à nouveau entendu dans le bureau du juge jeudi matin à Besançon. Jonathann Daval, l’informaticien de 34 ans continue de nier les faits, mais devra s’expliquer sur les nombreuses contradictions qui ressortent de l'enquête. La dernière fois qu'il a été interrogé par le juge d'instruction en juin, Jonathann Daval est revenu sur ses aveux et a accusé son beau-frère Grégory Gay d'avoir étranglé Alexia.

Jonathann Daval à nouveau devant le juge pour s'expliquer sur ses trois versions différentes des faits

Jonathann Daval devra s’expliquer notamment sur son ADN qui a été retrouvé sur le corps de sa femme. Il y a également ce bouchon d’une bombe de produit inflammable découvert sur la scène de crime et qui pourrait appartenir à l’informaticien.

Jonathann Daval devra également donner des explications sur le cheveu de sa mère, retrouvé dans le coffre de son véhicule utilitaire, qui a servi à transporter le cadavre. La mère de Jonathann Daval nie de son côté toute complicité dans cette affaire. "Jamais les parties civiles n'accepteront que le dossier soit clôturé sans que la piste de la complicité n'ait été définitivement purgée", a indiqué Me Gilles-Jean Portejoie qui défend le beau-frère de Jonathann Daval, Grégory Gay.