Marché de l'art : Cinq personnes placées en garde à vue à Paris pour un trafic d'antiquités venant de pays en guerre ou instable

Ce trafic, qui est évalué à plusieurs dizaines de millions d'euros, consistait à revendre des antiquités provenant de pays comme la Libye, la Syrie, l'Egypte ou le Yémen.

Une oeuvre d\'art antique du musée national de Sanaa (Yémen). Photo d\'illustration.
Une oeuvre d'art antique du musée national de Sanaa (Yémen). Photo d'illustration. (KHALED FAZAA / AFP)

Cinq personnes suspectées d’appartenir à un réseau de trafiquants d’antiquités provenant de pays instables ou en guerre du Proche et du Moyen-Orient, et revendues sur le marché de l'art en France, ont été placées en garde à vue lundi 22 et mardi 23 juin à Paris, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de RTL.

Quatre personnes ont été interpellées lundi et une cinquième mardi matin, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 7 février dernier. Les suspects appartiennent à un réseau de professionnels impliquant des marchands d’arts, des experts et des musées internationaux.

Deux enquêtes conjointes

Ce trafic, qui est évalué à plusieurs dizaines de millions d'euros, consistait à revendre des antiquités provenant de pays comme la Libye, la Syrie, l'Egypte ou le Yémen, en particulier via la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé et Associés.

L' enquête est menée conjointement par l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) et par l’office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).