La grogne des surveillants : projet d'accord unanimement rejeté

Les syndicats pénitentiaires ont rejeté samedi 20 janvier au soir le projet d'accord présenté par le gouvernement et appellent au blocage total dès lundi matin. David Basier revient sur la situation en direct de Bordeaux (Gironde)

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En direct du Centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan (Gironde), le journaliste David Basier explique que les surveillants ont cessé le travail ce dimanche 21 janvier au matin. "Il n'y a pas de barricade devant la prison de Gradignan, mais les surveillants ont reconduit à l'unanimité le blocage qu'ils ont entamé lundi dernier", indique-t-il. 

Objectif : une revalorisation des indemnités

"Concrètement, ils sont derrière les portes, mais ils ne travaillent pas. Ce sont des officiers. C'est la direction qui assure la surveillance des détenus et, dans les miradors, il y a des Éris : ce personnel d'intervention de l'administration pénitentiaire. Aujourd'hui, une autre prison française a déposé les clés : c'est celle de Borgo (Haute-Corse), mais demain, les syndicats appellent au blocage de tous les établissements, car la base n'accepte pas le projet d'accord discuté par certains syndicats avec le gouvernement", explique David Basier. "Les surveillants demandent notamment une revalorisation de leurs indemnités : c'est pourquoi ils ont décidé de durcir leur mouvement dès lundi à 6 heures", conclut le journaliste. 

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Un gardien de la maison d\'arrêt de Gradignan, en Gironde. (Photo d\'illustration)
Un gardien de la maison d'arrêt de Gradignan, en Gironde. (Photo d'illustration) (COTTEREAU FABIEN / MAXPPP)