En appel, la perpétuité de nouveau requise contre Sid-Ahmed Ghlam, jugé pour un meurtre et un attentat avorté

En première instance, Sid-Ahmed Ghlam avait été condamné exactement à cette peine.

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Un dessin du procès de Sid-Ahmed Ghlam le 5 octobre 2021 à Paris. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

La peine maximum, soit la réclusion criminelle à perpétuité, a été requise lundi 25 octobre à l'encontre de l'étudiant algérien Sid-Ahmed Ghlam jugé en appel pour le meurtre d'une jeune femme et un attentat avorté contre une église de Villejuif (Val-de-Marne) en avril 2015.

Les avocats généraux ont souhaité que cette sentence soit assortie d'une peine de sûreté de 22 ans et d'une interdiction définitive du territoire français à l'issue de sa peine. En appel, Sid-Ahmed Ghlam a persisté à nier être l'auteur de l'assassinat d'Aurélie Chatelain, froidement abattue sur un parking de Villejuif dans le but de lui voler sa voiture.

Comme en première instance, Sid-Ahmed Ghlam a soutenu qu'un mystérieux complice, dont les enquêteurs n'ont trouvé aucune trace, avait tué la jeune mère de famille âgée de 32 ans.

Sid-Ahmed Ghlam reconnaît s'être rendu en Syrie

Contrairement à son procès en première instance, Sid-Ahmed Ghlam a reconnu s'être rendu en Syrie pour y rencontrer des cadres de l'Etat islamique et admis qu'il avait bien eu l'intention de tuer des paroissiens dans une église de Villejuif avant de renoncer à son projet.

"Mais ces aveux n'en sont pas. Nous étions déjà convaincus" que l'accusé s'était rendu en Syrie et qu'il voulait commettre un attentat meurtrier dans une église, ont dit les avocats généraux. Les deux avocats généraux du parquet national antiterroriste (Pnat) ont également requis des peines de 15, 25 et 30 ans de prison à l'encontre des trois principaux co-accusés de Sid-Ahmed Ghlam.

La défense commencera ses plaidoiries mardi. Le verdict est attendu jeudi ou vendredi.

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