Colère des surveillants de prisons : vers une délicate sortie de crise ?

Le principal syndicat pénitentiaire, majoritaire parmi les surveillants, a signé l'accord proposé par la Chancellerie. Le conflit, qui dure depuis plus d'une douzaine de jours, s'essouffle, mais ne tarit toujours pas.

Un début d'essoufflement. Vendredi matin, soixante-deux établissements pénitentiaires sur 188 étaient encore touchés par des blocages comme à Béziers (Hérault) ou Vezin-le-Coquet, près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Mais dans l'après-midi, après plus de 24h de consultation, le syndicat de surveillants majoritaire a décidé de signer le protocole d'accord avec le ministère de la Justice. L'Ufap-Unsa y a vu une avancée sur la sécurité des surveillants face aux détenus radicalisés.

Accueil mitigé

"Il y a un changement par rapport à la première mouture : le nombre de places des détenus radicalisés", explique Jean-François Forget, secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa. "On est désormais sur un schéma à 1500 places contre 140 au premier jet".

Un accord jugé en deçà des attentes par les autres organisations syndicales comme la CGT ou Force ouvrière (FO). À l'intérieur des prisons en revanche, la tension règne et plusieurs détenus dénoncent la dégradation de leur incarcération.

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La prison de Fresnes, bloquée par les surveillants de prison, le 19 janvier 2018.
La prison de Fresnes, bloquée par les surveillants de prison, le 19 janvier 2018. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP)