BNP Paribas visé par une enquête en France pour crimes contre l'humanité au Soudan

La banque française est accusée par deux ONG et neuf militants soudanais de ne pas avoir respecté l'embargo contre le régime d'Omar El-Béchir, destitué en 2019.

Une agence BNP Paribas à Paris, en février 2020. Photo d\'illustration.
Une agence BNP Paribas à Paris, en février 2020. Photo d'illustration. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Une information judiciaire a été ouverte en France pour complicité de crimes contre l'humanité, de génocide et d'actes de torture et de barbarie, pour des faits commis par le groupe bancaire BNP Paribas au Soudan, a appris jeudi 24 septembre franceinfo de source judiciaire.

Cette enquête est ouverte un an après le dépôt de plainte par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et neuf militants soudanais, qui accusent notamment BNP Paribas de ne pas avoir respecté l'embargo contre le régime d'Omar El-Béchir.

Ils estiment que la première banque européenne est coupable de "complicité de crimes contre l'humanité, de génocide et d'actes de tortures", ainsi que de "blanchiment" et "recel" de ces crimes commis entre 2002 et 2008, en particulier au Darfour. Cette région est meurtrie depuis 2003 par une guerre civile, qui a fait plus de 300 000 morts selon l'ONU.