Affaire Adama Traoré : un complément d'expertise médicale ordonné par les juges d'instruction

Ce complément d'expertise intervient après un premier rapport de quatre médecins belges qui avaient conclu que la mort d'Adama Traoré était possiblement liée à son interpellation par les gendarmes.

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Radio France
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Assa Traoré, la soeur d'Adama Traoré, lors d'une manifestation le 28 novembre 2020. (GEORGES GONON-GUILLERMAS / HANS LUCAS)

Les juges d'instruction chargés de l'affaire Adama Traoré, mort en 2016 à l'issue de son arrestation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise, ont ordonné un complément d'expertise médicale, a appris franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information de l'AFP. Ce complément d'expertise, ordonné le 30 juin dernier aux quatre médecins belges ayant rendu leur rapport en janvier dernier, intervient après de nouveaux témoignages et éléments médicaux.

L'expertise des médecins belges, que franceinfo avait pu consulter début février dernier, avait conclu que la mort d'Adama Traoré était possiblement liée à son interpellation par les gendarmes. Elle avait été demandée en juillet 2020 par les juges d'instruction chargés de l'enquête.

"Au moins une phase d'immobilisation avec contention" selon les experts

D'après les experts, Adama Traoré a été victime juste avant sa mort d'un "coup de chaleur à l'exercice" après sa course-poursuite avec les gendarmes, et les conséquences de ce coup de chaleur ont pu être aggravées par les manœuvres des militaires lorsqu'ils ont procédé à son interpellation. Ses pathologies antérieures ont pu jouer mais "dans une plus faible mesure". Dans ces conclusions, les médecins estiment que "seule la notion d’au moins une phase d’immobilisation avec contention, dont les détails ne sont pas relatés de manière unanime est susceptible de fournir une piste d’explication".

Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, est mort le 19 juillet 2016 dans le Val-d'Oise à la suite d'une interpellation. Ses proches sont convaincus que son décès a été provoqué par un plaquage ventral, ce que réfutent les trois gendarmes qui l'ont interpellé.

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