Automobile : une pénurie de puces électroniques met à l’arrêt des usines Renault

Une usine de Seine-Maritime a dû se mettre à l’arrêt pendant deux jours à cause d’une pénurie de puces électroniques.

FRANCE 2

Lundi 8 février, les 3000 ouvriers de l’usine Renauld à Sandouville (Seine-Maritime) ne sont pas venus travailler. Le site est à l’arrêt à cause d’une pénurie de pièces essentielles, des circuits imprimés miniatures, appelés aussi semi-conducteurs. "La direction a été très claire, et a dit qu’il fallait craindre que cela puisse se reproduire dans les semaines et les mois à venir", explique Fabien Gloaguen, délégué Force Ouvrière sur le site. Ces puces électroniques sont essentielles à l’aide à la conduite, aux airbags, au freinage. "Dès l’ouverture de la voiture, on est déjà sur un procédé électronique puisque la poignée d’ouverture est électrique", remarque Arnaud Dorard, concessionnaire. 

La production de puce au ralenti

Plus de la moitié des semi-conducteurs proviennent d'une entreprise taïwanaise. Avec la crise sanitaire, moins de voitures ont été produites. Le fabricant a donc trouvé de nouveaux débouchés plus rentables, dans les équipements 5G ou les consoles de jeux vidéo. 

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Un salarié masqué quitte l\'usine Renault de Sandouville (Seine-et-Maritime), le 22 mai 2020.
Un salarié masqué quitte l'usine Renault de Sandouville (Seine-et-Maritime), le 22 mai 2020. (LOU BENOIST / AFP)