Patrimoine : le château de Bussy, gagnant du loto du patrimoine

Le château de Bussy, en Côte-d'Or, est l'un des bénéficiaires du loto du patrimoine. Visite.

FRANCE 3

Avec ses tours du Moyen Âge, ses ailes Renaissance et un jardin à la Française, le château de Bussy (Côte-d'Or) ne livre aucun indice de l'extérieur. Son trésor est bien caché : une impressionnante collection de portraits, parmi lesquels celui qui fut le maître des lieux au XVIIe siècle : le comte Bussy. Sa carrière fulgurante est brisée sous Louis XIV quand il est chassé de Versailles pour avoir dépeint dans un roman les mœurs de ses contemporains et des favorites du Roi. Exilé dans son château, il va recréer une cour dont il sera le souverain : il demande un portrait à toutes celles qu'il a aimées, une centaine de femmes.

Restauré grâce au loto du patrimoine

Au soir de sa vie, il constitue aussi une galerie de grands militaires. Chaque portrait est accompagné d'un commentaire, déplaisant pour les femmes, flatteur pour les hommes. Ce témoignage unique sur la vie de cour du XVIIe siècle est classé monument historique depuis cent-cinquante ans. Depuis, il n'est plus habité et souffre de l'humidité. Seule la moitié des pièces est visible, il faudra 400 000 € pour tout visiter à nouveau. Le loto du patrimoine devrait en financer la moitié.

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Le château de Bussy Rabutin, ici photographié en août 2018, a été construit aux XIIème et XIVème siècle à Bussy-le-Grand (Côte-d\'Or). Le comte Roger de Bussy-Rabution, lieutenant général des armées royales de Louis XIV, y a donné son nom actuel. Des infiltrations d\'eau et la présence d\'insectes, qui menacent les décors, obligent à des travaux d\'urgence, évalués à environ 400 000 euros.
Le château de Bussy Rabutin, ici photographié en août 2018, a été construit aux XIIème et XIVème siècle à Bussy-le-Grand (Côte-d'Or). Le comte Roger de Bussy-Rabution, lieutenant général des armées royales de Louis XIV, y a donné son nom actuel. Des infiltrations d'eau et la présence d'insectes, qui menacent les décors, obligent à des travaux d'urgence, évalués à environ 400 000 euros. (PHILIPPE ROY / AURIMAGES / PHILIPPE ROY)