Concurrencée par internet, l'encyclopédie n'est pas morte

C'est un fait, internet a remplacé les encyclopédies, un objet fétiche pour plusieurs générations. Mais ces ouvrages font de la résistance.

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Jean Pruvost, professeur de linguistique, est passionné par les encyclopédies, il en a 10 000 chez lui. Elles sont partout. "C'est un peu comme une grande famille", dit le créateur de la Journée de dictionnaire. Il a plongé dans ces océans de connaissance quand il avait 10 ans. Depuis, il voyage d'un thème à l'autre. Sa curiosité n'a aucune limite.

Le marché explose en 1970

Dans les années 1970, c'est la France entière qui s'amourache des encyclopédies. Le savoir se démocratise. Le marché explose et se décline. Il arrive à domicile. Mais aujourd'hui, le savoir est à portée de clic. Internet "permet de trouver l'information rapidement", témoigne Ursule Demaël, une lycéenne. "Ce n’est pas dans les manuels que chaque détail est explicité autant qu'on voudrait", ajoute-t-elle. Mais le sérieux encyclopédique est toujours une référence. Depuis sept ans, Universalis ne publie plus aucune version papier de son encyclopédie. Mais pour son éditeur, également présent sur internet, pas question d'abandonner ses beaux livres. Alors il s'est adapté avec des ouvrages plus thématiques, moins volumineux. L'encyclopédie papier n'est donc pas totalement morte.

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Le premier tome de la neuvième édition du Dictionnaire de l'Académie française. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)