Vidéo Cinq raisons d'avoir moins peur en avion

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Il peut voler avec un seul moteur, les turbulences sont sans dangers, les statistiques sont de son côté... Rébécca, ingénieure dans l'aéronautique répond à Brut.
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France Télévisions

Il peut voler avec un seul moteur, les turbulences sont sans dangers, les statistiques sont de son côté... Rébécca, ingénieure dans l'aéronautique répond à Brut.

Un avion peut rejoindre un aéroport avec un seul moteur

Rébécca : L'appareil ne va pas s'écraser parce qu'il manque un moteur. En général, il va faire demi-tour. Il va venir se reposer et ne va pas quand même prendre le risque de faire le vol complet. Mais s'il manque un moteur, si un moteur tombe en panne, l'avion peut voler sans problème. Il y a une réglementation qui impose que tous les avions qui volent à plus d'une heure d'un aéroport soient capables de rejoindre un autre aéroport avec un seul moteur. 

Un avion peut planer

Rébécca : L'avion ne tombe pas comme une pierre. Ce n'est pas une pierre. Il ne va pas tomber comme ça au milieu de l'Atlantique. Un avion, ça peut planer. Si les deux moteurs tombent en panne, il y a deux systèmes de sécurité qui prennent le relais sur les moteurs. Ces systèmes de secours vont a minima permettre de garder de l'électricité pour conserver les commandes de vol parce que plus d'électricité, plus de commandes de vol. Donc, il y a deux systèmes de sécurité, dont une petite éolienne. C'est vraiment le système qui arrive en dernier recours.

Les turbulences ne sont pas dangereuses

Rébécca : Alors il faut juste savoir que les turbulences, c'est un phénomène normal et ce n'est pas dangereux. L'air, c'est un fluide gazeux, mais c'est comme, par exemple, l'eau. Dans l'eau, il y a des courants forts plus ou moins forts. Par exemple, l'air chaud monte et l'air froid descend. Donc, quand on est dans une turbulence, on va descendre un peu parce qu'on va être dans un courant descendant. Mais on va forcément sortir de ce courant descendant. On ne va pas tomber. Il n'y a pas de trou d'air. Le trou d'air, c'est un mauvais terme. Ça n'existe pas. Comme dans l'eau, on ne va pas imaginer un trou dans l'eau. Dans l'air, c'est pareil.

La réglementation impose des contrôles

Rébécca : On voit souvent les pilotes, on voit souvent les hôtesses, mais il y a tous les travailleurs de l'ombre autour qui vont faire la maintenance de l'avion. Il y a des gens, des milliers de gens, des ingénieurs, des techniciens, des mécaniciens qui ont un gros niveau de compétence, qui ont une formation adéquate, ces qualifications qui sont vérifiées régulièrement. Et donc ces gens-là, ils vont justement s'assurer qu'il n'y a aucun problème sur l'avion.

Les statistiques sont en faveur de l'avion

Rébécca : En 2019, il y a eu 46,8 millions de vols et ça a transporté 4,5 milliards de passagers. Sur ces 46,8 millions de vols, il y a eu 8 accidents mortels, donc 240 morts, ce qui fait qu'on a un risque sur presque 19 millions de mourir dans un accident d'avion. À titre comparatif, le moustique tue chaque année 800 000 personnes. Il n'y a pas de risque zéro. Ça peut arriver, malheureusement. C'est vrai que quand ça arrive, on en parle beaucoup parce que c'est suffisamment rare pour que, justement, on pointe le doigt dessus.

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