Rupture du contrat de sous-marins : Paris ne voit pas comment "faire confiance" à l'Australie, assure le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes

"Si on n'a plus confiance, on ne peut plus avancer", a déclaré jeudi Clément Beaune au lendemain de l'annonce de la rupture du "contrat du siècle" qui devait rapporter 56 milliards à la France.

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Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune sortant de l'Elysée, le 8 septembre 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

La fin du contrat de confiance ? Après la rupture du contrat qui prévoyait l'achat de 12 sous-marins par l'Australie, pour un montant de 56 milliards d'euros, la France ne voit pas "comment on peut faire confiance au partenaire australien", a déclaré Clément Beaune, vendredi 17 septembre lors d'une émission sur la radio RFI et les télévisions France24 et Public Sénat. "C'est une grave rupture de confiance de la part de l'Australie", a assuré le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. "Les relations internationales, ce n'est pas de la naïveté, des bons sentiments, mais la parole, la signature d'un contrat vaut quelque chose. Si on n'a plus confiance, on ne peut plus avancer", a-t-il estimé.

De son côté, la Commission européenne, qui est chargée depuis 2018 de négocier en vue d'accords de libre-échange avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, a été interrogée sur cette polémique. Elle a joué la prudence. "Il n'y aura pas d'effet immédiat sur les discussions et les relations avec l'Australie", a déclaré sa porte-parole adjointe, Dana Spinant.

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