Policiers et gendarmes : au bord de la rupture ?

Une commission d'enquête du Sénat dénonce dans un rapport  le mal-être des forces de l'ordre et leur sentiment d'insécurité.

FRANCE 2

Dans un rapport, les sénateurs s'inquiètent de l'état des forces de l'ordre dans le pays. Le sentiment d'insécurité des policiers et gendarmes s'est renforcé depuis l'affaire Magnanville en juin 2016, lorsqu'un couple de policiers avait été tué à son domicile par un terroriste. "Avec Magnanville, la menace s'étend à la famille et c'est terrible pour le policier et le gendarme", estime le sénateur LR François Grosdidier (Moselle). "On est corvéables à merci avec des heures à n'en plus finir et des collègues qui sont extrêmement fatigués", dénonce Frédéric Lagache, secrétaire général du syndicat "Alliance Police Nationale".

Un taux de suicide 36% supérieur à la moyenne nationale

Les policiers doivent assumer de lourdes tâches administratives, dans des locaux vétustes. "Cela fait dix ans que le parc automobile de la police se dégrade, ça fait dix ans qu'on ne voit aucune amélioration", regrette Maggy Biskupski, présidente de l'association "Mobilisation des policiers en colère". Avec près de 22 millions d'heures supplémentaires non récupérées ou rémunérées, le rythme de travail trop soutenu des forces de l'ordre est également mis en cause dans le rapport sénatorial.

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Des policiers municipaux, le 3 mai 2018 à Valenciennes (Nord).
Des policiers municipaux, le 3 mai 2018 à Valenciennes (Nord). (MAXPPP)