Militaire français tué au Mali : "Nous sommes vraiment déterminés à poursuivre ce combat", affirme l'état-major des armées

L'armée est "dans un temps de recueillement" après la mort de ce jeune brigadier de l'opération Barkhane à Gao, confie le porte-parole du chef d'état-major des armées.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Deux soldats de l'armée française de l'opération Barkhane au Mali, en septembre 2021.  (SPEICH FRÉDÉRIC / MAXPPP)

Le brigadier Alexandre Martin a été tué samedi 22 janvier au Mali, après l'attaque au mortier du camp militaire de l'opération Barkhane à Gao, au Mali. Il avait 24 ans et avait six ans de service, selon le colonel Pascal Lanni, porte-parole du chef d'état-major des armées, qui a tenu à lui rendre hommage ce dimanche sur franceinfo.

Franceinfo : Comment le brigadier a-t-il été tué ?

Pascal Lanni : Samedi, un peu avant 17h, heure de Paris, la plateforme Désert de Gao a été la cible de tirs d'obus de mortiers. Plusieurs de ces obus sont tombés dans la partie française de la plateforme et le brigadier Alexandre Martin a été très sévèrement blessé. Il a été pris en charge immédiatement par l'antenne chirurgicale du camp de Gao et il a succombé à ses blessures. Le brigadier Alexandre Martin était âgé de 24 ans, il avait six ans de service. C'était sa troisième mission hors de métropole puisqu'il avait déjà servi en Guyane et en Martinique et il servait au 54ème régiment d'artillerie de Hyères.

Comment est-ce possible d'attaquer un camp militaire au mortier, de cette façon ?

Ce type d'attaque est conduit à partir de positions qui sont situées à plusieurs kilomètres du camp de Gao. En l'occurrence, on estime que les terroristes qui ont visé le camp ont tiré à partir d'une position qui était environ de six ou sept kilomètres à l'Est de la plateforme française. Six ou sept kilomètres, c'est loin pour avoir des vues directes. Immédiatement après le tir, Barkhane a dépêché une patrouille d'hélicoptères de reconnaissance et d'attaque pour intercepter et neutraliser les assaillants.

Et avez-vous pu les intercepter ou les neutraliser ?

Je n'ai pas de commentaire à faire sur cette action à ce stade. Là, nous sommes à la fois dans un temps de recueillement, qui est évident et qui est partagé par l'ensemble des armées, mais nous sommes aussi déterminés à continuer ce combat aux côtés de nos partenaires sahéliens, avec nos alliés européens et nord-américains. Au niveau militaire, ça ne remet rien en cause. Nous sommes vraiment déterminés à poursuivre ce combat, il n'y a aucun doute là-dessus.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Armée et sécurité

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.