Les soldats morts pour la France sont passés de "victimes" à "héros" dans les années 2000

Bénédicte Chéron, historienne spécialiste de la relation entre la nation et l'armée, est l'invité du 23h de franceinfo lundi 2 décembre.

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"Depuis la fin des années 2000, il y a une évolution nette des prises de parole des chefs de l'État dans les circonstances de décès des militaires en opération extérieure. Au début du XXIe siècle, les présidents les considéraient plutôt comme des victimes des circonstances de la guerre. Et puis depuis la fin de l'opération en Afghanistan avec Nicolas Sarkozy, les chefs de l'État assument davantage la dimension combattante de l'engagement militaire", explique l'historienne Bénédicte Chéron.

"Rituel ancien"

Quant à la qualification de "héros" prononcée par Emmanuel Macron, "il y a une résonance sociale avec les mots du chef de l'État", ajoute la spécialiste de la relation entre la nation et l'armée.

"Pour une partie importante des Français, ces hommages sont un moment marquant, car ce rituel militaire est ancien, profondément ancré dans des traditions", conclut Bénédicte Chéron, auteure primée pour le livre Le soldat méconnu.

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Les funérailles de soldats fin aout à Ouagadougou (Burkina faso), après la mort de ces militaires lorsque leur véhicule a roulé sur une mine.  (STR / AFP)