Les Etats-Unis veulent déployer de nouveaux missiles en Asie, sur fond de tensions avec la Chine

Cette déclaration d'intentions intervient au lendemain du retrait américain d'un traité de désarmement qui interdisait le déploiement de certains types de missiles.

Le secrétaire d\'Etat à la Défense américain Mark Esper lors d\'un discours au Pentagone, à Arlington (Virginie, Etats-Unis), le 25 juillet 2019.
Le secrétaire d'Etat à la Défense américain Mark Esper lors d'un discours au Pentagone, à Arlington (Virginie, Etats-Unis), le 25 juillet 2019. (MARK WILSON / AFP)

Est-ce le début d'une nouvelle course aux armements ? Le nouveau secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a annoncé samedi 3 août que les Etats-Unis ont l'intention de déployer de nouveaux missiles en Asie, si possible dans les prochains mois. Une façon de contrer la montée en puissance de la Chine.

Vendredi, les Etats-Unis sont sortis du traité INF, conclu avec la Russie et qui abolissait l'usage de toute une série de missiles à capacité nucléaire de portée intermédiaire, soit entre 500 et 5 500 km. Le nouveau patron du Pentagone a déjà annoncé le développement de nouveaux modèles de missiles.

La Chine a déjà déployé ce type de missiles

Interrogé sur la possibilité de déployer de nouveaux missiles en Asie, maintenant que les Américains ne sont plus liés par ce traité, Mark Esper a affirmé que Washington souhaitait "le faire le plus tôt possible". "Je préférerais compter en mois", a-t-il précisé, dans un avion en direction de Sydney. "Mais ces choses-là ont tendance à prendre plus de temps que prévu". Il n'a pas, en revanche, dévoilé dans quel pays les Etats-Unis comptaient déployer cet armement.

Ces missiles à portée intermédiaire composent déjà une large partie de l'arsenal de la Chine, qui n'a jamais signé le traité INF. "Ca ne devrait donc pas surprendre que nous voulions des capacités similaires", a commenté Mark Esper.

Les tensions récentes entre Pékin et Washington ne se limitent pas au domaine militaire. Jeudi, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils s'apprêtaient à taxer la totalité des importations chinoises, franchissant un nouveau palier dans leur guerre commerciale avec la Chine.