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Israël assouplit les règles pour obtenir le port d'armes

Environ 600 000 Israéliens civils vont pouvoir demander un permis pour porter une arme.

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Radio France
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Photo d'illustration de Jérusalem le 14 mars 2018 (THOMAS COEX / AFP)

Eviata a 34 ans. Il est ingénieur et vit dans une colonie en Cisjordanie occupée. Alors qu'Israël décide d'assouplir les conditions d'obtention du port d'armes dans le pays, lui est déjà armé. Il porte son pistolet dans son jean, à côté de ses enfants, en plein centre de Jérusalem. Il ne craint pas la criminalité mais une attaque palestinienne liée au conflit.

Dans un monde idéal, je voudrais que personne n'ait d'armes. J'ai un pistolet sur moi, je n'ai pas envie de l'avoir, mais c'est nécessaire

Eviata, Israélien

La mesure décidée par le ministre de la Sécurité publique peut permettre à un demi-million de citoyens supplémentaires de porter une arme. Plus de 145 000 autorisations ont déjà été délivrées en Israël. Les civils sont considérés comme une force d’appoint pour la police en cas d’attaque palestinienne.

Une mesure qui divise

"En Israël on a des terroristes qui agissent comme des loups solitaires, poursuit Eviata. On ne sait pas d'où ils arrivent, quand ils arrivent, ce qu'ils vont faire. Les policiers ne peuvent pas être partout. Les citoyens peuvent les aider à contrer ces attaques terroristes avec des armes."

Jusqu'alors, l’accès au port d’armes était principalement réservé aux colons et à certaines professions. Ses opposants y voient un risque de prolifération d'armes et de dérive à l’américaine. Ses promoteurs applaudissent un renforcement des moyens de protection, dans une société où les armes sont déjà omniprésentes.

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