Harkis : une journée d'hommage national organisée partout en France

Mardi 25 septembre, plusieurs cérémonies ont eu lieu partout en France en hommage aux harkis. Une enveloppe de 40 millions d'euros sur quatre ans va être débloquée pour ces combattants qui ont donné leur vie à la France durant la guerre d'Algérie. 

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FRANCE 3

Une cérémonie solennelle aux Invalides (Paris) a eu lieu mardi 24 septembre pour rendre hommage aux harkis. L'occasion pour le gouvernement de confirmer les mesures prises en leur faveur. Un dispositif de 40 millions d'euros sur quatre ans, et une revalorisation des pensions accordées aux harkis de la première génération, ainsi qu'à leurs veuves. "L'allocation de reconnaissance et l'allocation viagère augmenteront dès 2019 de 400 € ", explique Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées. Partout en France, les cérémonies d'hommage se sont succédé.

Des annonces jugées insuffisantes par les harkis

Mais sur le port de Marseille (Bouches-du-Rhône), les annonces gouvernementales ont du mal à passer. "Ils nous prennent pour des pigeons qui picorent. Ils nous ont lancé quelques miettes mais ça ne règlera pas le sort de la communauté harki ", témoigne un homme. Près de 150 000 harkis ont combattu aux côtés de l'armée française contre les indépendantistes algériens. En mars 1962, les accords d'Évian sont signés, les Français quittent alors l'Algérie et abandonnent les harkis. Nombre d'entre eux sont considérés comme des traitres et exécutés par milliers. Les 60 000 Algériens ayant réussi à fuir en métropole sont accueillis dans des camps isolés et insalubres. Le gouvernement a annoncé plusieurs autres initiatives en faveur des harkis dans les mois à venir.

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Geneviève Darrieussecq, secrétaire d\'État auprès de la ministre des Armées, lors d\'une cérémonie d\'hommage aux harkis, le 25 septembre 2018, aux Invalides, à Paris.
Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, lors d'une cérémonie d'hommage aux harkis, le 25 septembre 2018, aux Invalides, à Paris. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)