Guerre en Ukraine : un membre du régiment Azov décrit les combats à Marioupol

Les bombardements et les combats continuent dans cette ville assiégée par les forces russes. Côté ukrainien, les soldats du régiment Azov sont en première ligne.

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Maxim Jorin, commandant en second dans le régiment Azov, le 26 mars 2022. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

Devant le classique parcours du combattant, à quelques mètres du stand de tir qui a été installé dans le bâtiment délabré d'une ancienne usine de Kiev, Maxim Jorin raconte la résistance dans la ville de Marioupol. Il est commandant en second pour plusieurs bataillons. Son unité, c'est le régiment Azov, un groupe au départ paramilitaire, crée au moment de la guerre du Donbass par un leader ultra-nationaliste qui utilise aujourd’hui encore des insignes SS de la division Das Reich. 

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Les hommes d'Azov font depuis 2014 partie de l'armée ukrainienne et ils combattent à Marioupolencerclée par les forces russes. Maxim Jorin dit qu'il a toujours des contacts... grâce à Elon Musk. "C'est plus facile maintenant avec l'aide d'Elon Musk et les satellites de Starlink. On a Starlink dans Marioupol et c'est comme cela qu'on a une connexion internet qu'on peut utiliser avec Messenger. On a aussi ces lignes militaires de communication secrètes qui marchent et qu'on peut utiliser".

Des soldats du régiment Azov s'entraînent au tir dans une usine désaffectée de Kiev (Ukraine). (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

Maxim Jorin ne donne pas d’informations sur l’état dans lequel le bataillon se trouve à Marioupol. Mais il explique qu’il est sous une menace permanente. "C'est sûr que les déplacements sont impossibles dans la ville."

"Vous pouvez seulement avancer avec des passages cachés qu'il faut construire ou alors il faut courir très vite d'une position à l'autre. Parce qu'ils tirent sur tout le monde, de la mer, du ciel ou de la terre."

Maxim Jorin, membre du régiment Azov

franceinfo

Maxim Jorin soutient l'idée d'une opération humanitaire à Marioupol pour évacuer les civils de la ville assiégée. Emmanuel Macron a annoncé vendredi 25 mars qu'elle aurait lieu "dans les tout prochains jours", avec le soutien de la Grèce et de la Turquie. Mais Maxime Jorin estime que la réussite de cette opération passe par un cessez-le-feu. "On ne peut pas faire une évacuation efficace parce que les gens qui sont sous terre ou sous les débris ne peuvent pas sortir sous les bombardements. Et parce que vous ne pouvez pas les prévenir de l'évacuation. D'abord, il faudrait stabiliser la situation et que les Russes cessent toute opération offensive". 

Avant l’invasion, le régiment Azov comptait 1 000 soldats à Marioupol. Ils combattent aux côtés d’autres unités ukrainiennes. Pendant la guerre du Donbass ils avaient repris la ville aux séparatistes.    

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